Yoko Ono Plastic Ono Band - "Between my head and the Sky"

Par Scred | le 15/10/2009 | Les autres articles sur le Rock

Toc toc, c'est l'facteur!
Qu'est ce que le facteur Yoko ? C'est une expression qui désigne l'intrusion au sein d'une entité harmonieuse d'un grain de sable qui grippe la machine et finit par la briser.
Yoko Ono Plastic Ono Band - "Between my head and the Sky" La pomme de discorde en somme ou encore le ver dans cette même pomme verte qui s'appellait les Beatles. Grossière erreur historique, générée par l'amour exclusif des fans pour les quatre de Liverpool qui supportaient mal de voir John Lennon trouver une voie (une voix ?) différente pour exprimer son talent, et encouragée par Paul Mc Cartney qui ne pouvait pas supporter l'influence de la mystérieuse artiste japonaise.

Yoko, elle, se fichait pas mal de tout ça...

Lorsque le premier album du Plastic Ono Band sort en 1970, produit par Phil Spector avec des titres comme " Mother ", " Working Class Hero " ou encore " God ", la preuve est faite que John Lennon a fait le bon choix. A cette époque, le Plastic Ono Band compte parmi ses membres Ringo Starr à la batterie, Billy " Get Back " Preston aux claviers, Klaus Voorman à la basse et rentre dans la catégorie des " supergroupes ", à savoir les groupes composés de brillantes individualités réunies autour d'un projet musical commun, comme le Blind Faith d'Eric Clapton par exemple...

Qu'est donc devenu le Plastic Ono Band en 2009, 30 ans après la mort de son mentor John Lennon ? La première réflexion qui vient à l'esprit, c'est que ce qui était d'avant-garde dans les années 70 est devenu aujourd'hui au mieux de l'expérimental, voire du contemporain. On en a vu de plus dingues depuis ! Entourée par son fils Sean (qui ressemble tellement à son père que cela en devient dérangeant) et par l'artiste électro Cornelius, Yoko Ono tente de renouer avec ses excentricités coutumières au travers de titres qu'elle voudrait provocateurs parce que différents (" Ask the Elephant ", " Moving Mountains ") mais c'est finalement sur des morceaux beacoup plus traditionnels qu'elle réussit son coup, à savoir nous faire dresser l'oreille dans un premier temps, puis les poils !

" I'm going away smiling " vous perce le coeur à petits coups de notes de piano sur un texte tellement autobiographique qu'il en est limite voyeuriste et " Feel the Sand " en réminiscence Pink Floydienne est un voyage onctueux loin au dessus du marasme ambiant. On peut rajouter à cela quelques curiosités, comme le rock complètement décalé " Waiting for the D train " ou encore le reggae improbable de " Hashire Hashire " où la septuagénaire toujours pas calmée se lance dans une série d'éructations dont elle a le secret sous le regard bienveillant de son fils qui, au delà d'un sens de l'humour évident et très british, possède également un niveau de tolérance exacerbé propre aux nippons !

" Between my Head and the Sky " est un album qu'il faut avoir écouté par curosité, par respect pour la famille, mais qui ne fera cependant pas date dans les annales de la musique, malheureusement, à moins d'être un amateur éclairé de ce genre de " Double " fantaisie !

Il y en a... Mais si peu !

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