Yamon Yamon - "This Wilderlessness"

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Bonbon suédois
Imaginez un instant une musique traversée par des gimmicks de guitare évoquant The Smiths, rajoutez une pincée de pop aérienne à tendance Tears for Fears, mélangez le tout dans un shaker de rock indépendant américain et vous commencerez à avoir une petite idée de la couleur du premier album de Yamon Yamon, « This Wilderlessness ».
Yamon Yamon - "This Wilderlessness" C’est la bonne surprise du mois, un groupe suédois parfaitement inconnu qui débarque avec un premier album délicieusement accrocheur, le genre de disque qui se bonifie à chaque écoute, ce n’est pas si souvent que cela arrive ! Pas un seul titre de remplissage, et pour cause puisque l’on ne trouve que neuf chansons sur « This Wilderlessness » , voilà déjà une belle preuve de maturité pour un groupe qui existe depuis 2002 et qui a su prendre son temps pour faire de son premier opus un petit chef d’oeuvre d’aboutissement.

Dès le titre d’ouverture, « Alonso », le décor est posé. La guitare et la basse se renvoient la balle avec fluidité sans aucun temps mort dans une litanie envoûtante qui fait mouche. « Wang Lee » durcit légèrement le ton en saturant les guitares, toujours soutenues par une batterie qui s‘amuse à enchaîner les breaks afin de déstructurer l’ensemble qui reste pourtant cohérent.

Le premier single extrait de l’album, « The Darker Place », risque de faire très mal s’il arrive aux oreilles des radios... Un riff qui rentre dans la tête et refuse d’en sortir grâce à sa simplicité diabolique renforcé par la voix suave de Jon Lennblad, il n’en faudrait pas beaucoup plus pour faire exploser Yamon Yamon sur la scène internationale. Tout comme ce « High Class » qui porte bien son nom avec son petit côté « college rock », ou encore le trop court « Two Sides » en acoustique, petite perle de délicatesse et d’élégance.

En résumé, Yamon Yamon nous offre avec « This Wilderlessness » un album frais et terriblement addictif en réécrivant avec modestie les codes de la pop music. Rien de révolutionnaire cependant, n’exagérons rien, juste un excellent disque pour passer un excellent moment et après tout, c’est bien ce qu’on demande à la musique non ?
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