Whitesnake - "Forevermore"

Par Scred | le 25/03/2011 | Les autres articles sur le Hard Rock

Génération 80
Il est une question que je me pose souvent en rédigeant ces petites chroniques, le casque vissé sur les oreilles et un café clope à portée de la main… Quel âge ont mes lecteurs ? Cruciale comme interrogation n’est-ce pas ? Le vieux briscard qui a l’âge d’avoir vu les Beatles sur scène n’aura pas la même sensibilité que le petit gars né après 1990, ni les mêmes références, j’en parle d’autant mieux que je me trouve pile poil au milieu… Pardonne-moi donc old timer, c’est au jeune blanc bec que je vais m’adresser aujourd’hui, oui, toi qui regardes les émissions souvenirs des années 80 avec un oeil amusé, toi qui ne connais probablement pas Whitesnake.
Whitesnake - "Forevermore" Car on ne peut apprécier la musique de Whitesnake qu’en se replongeant psychologiquement dans cette période jaune fluo où Arnold Schwarzenegger n’en finissait pas de revenir, où la culture Américaine écrasait tout sur son passage et où l’une des alternatives à la musique (forcément) pourrie qui passait sur les radios françaises était le hard rock. Les monstres pas encore sacrés étaient déjà là, Metallica, Slayer, Iron Maiden (depuis un moment) entre autres mais ce qui saute immédiatement à l’esprit lorsque l’on parle du hard rock des années 80, c’est autre chose…

Une permanente par exemple, du maquillage, des pantalons serrés multicolores, des looks à faire peur si je résume, et des noms comme Extreme, Def Leppard, Poison, Mötley Crüe et ceux qui nous intéressent aujourd’hui, Whitesnake. Comme ses petits camarades de l’époque, le groupe de David Coverdale a toujours pratiqué un rock n’ roll classique à forte tendance en décibels, composé essentiellement de riffs sous influence plus ou moins zeppelinienne et de vocaux héroïques, le tout émaillé de ballades assassines à vous faire décoller le papier peint des murs avec la langue.

« Forevermore », le nouvel album de Whitesnake n’échappe pas à cette régle, le temps ne fait rien à l’affaire ! C’est donc avec plaisir que l’on retrouve des titres comme « I Need You (Shine a light) », « Dogs in the street », « Steal your heart away » ou encore « Love will set you free », des morceaux qui remuent dans le bon sens tandis que les ballades « Fare thee well » et « Easier said than done » tiennent toutes leur promesses ! C’est efficace, ça s’écoute comme on boit un soda archi sucré et même si l’originalité a été laissée au vestiaire, on se surprend à trouver ça bien, tant cette musique évoque de bons souvenirs pour ceux qui, comme moi, on vécu ce temps béni des années 80 ou le rock velu sentait également la laque à cheveux et pas seulement la sueur…

Alors les p’tits gars, même si vous les trouvez ringards, kitschouilles voire franchement ridicules ces hardos période Terminator, je ne saurais trop vous conseiller d’aller jeter une oreille sur cet album qui défie le temps qui passe car, outre le côté madeleine de Proust, il faut avouer que David Coverdale n’a pas encore complètement perdu sa voix et que la guitare de Doug Aldrich conserve toujours quelques envolées qui valent leur pesant de médiator ! Et puis comme on dit chez Actumusic, « c’est toujours mieux que Sexion d’Assaut » !
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