Weezer - Raditude

Par Scred | le 26/10/2009 | Les autres articles sur le Rock Indépendant | Soyez le 1er à réagir sur cet article
Cookie and Cream
Un nouvel album de Weezer, c’est un peu comme ces petits pots de crême glacée : c’est frais et sucré, ça se déguste sans y penser et on arrive pas à en être écoeuré !
Weezer - Raditude Le groupe de Rivers Cuomo excelle dans ce registre pop-rock qui revisite les mélodies simples et de bon goût qu’affectionnaient en leur temps les Beatles ou les Beach Boys, en y ajoutant un bon nappage de guitares saturées qui évoquent immanquablement des campus américains remplis de bagnoles scintillantes et de jolies blondes court vêtues !

C’est à se demander si Weezer se décidera un jour à sortir de l’adolescence... En même temps, c’est pas ce qu’on leur demande.

« Raditude » (que l’on pourrait traduire par le fait d’avoir une attitude radicale en quelque chose, arrêtez de râler, je sais bien que ça veut rien dire !) est un disque ensoleillé et parfumé à la vanille, affublé d’une pochette à la limite du canular où l’on voit un chien bondir au milieu d’un salon, photo réelle tirée d’un concours du National Geographic, authentique !

Derrière cette image qui en dit long sur l’état d’esprit « Fun Fun Fun » de Weezer, se cache une collection de chansons entrainantes où le groupe californien invite son auditeur à hocher la tête en mesure tout en arborant un sourire niais. Des chansons aux titres loufoques (« (If you’re wondering if I want you to) I want you to ») qui résonnent comme autant d’appels à la fête (« Can’t stop partying » avec un featuring de Lil Wayne) et à la détente (« Let it all hang out », hit en puissance) et qui se savourent comme des petits bouts de chocolat noyés dans une crême onctueuse.

Au milieu de cette débauche de sucreries, on peut aussi souligner quelques perles qui rajoutent un peu de piquant à l’ensemble, tel ce « Love is the answer » au titre et au thème général très Beatlesien, tout comme l’est ce sitar qui enveloppe le morceau du début à la fin. Chose que n’avaient pas osé les Beatles en leur temps, une chanteuse indienne vient rajouter une touche Bollywood sur les refrains, et ma foi ça le fait sacrément bien.

Les Beatles sont également convoqués sur le heavy « In the Mall » avec un solo évoquant violemment « Tomorrow never knows »... « I don’t want to let you go » s’illustre quant à elle par sa montée haletante vers une explosion qui n’aura jamais lieu, intelligement enchainée à un « Turn me round » emprunté à Green Day pour la forme. Le reste s’écoute avec autant de bonheur que de facilité, des titres comme « I’m your Daddy » ou « The Girl got hot » semblant être taillés pour rentrer dans le panthéon des hymnes de Weezer au même titre que leurs précédents « Island in the Sun » ou encore « Buddy Holly »...

Un très bon disque donc, qui ne changera certainement pas le cours de l’histoire du rock mais qui a le mérite de nous faire traverser l’atlantique à peu de frais tout en nous donnant la pêche pour affronter des journées parfois pas très marrantes.

Même les Inrocks les aiment, c’est vous dire !
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