Walls Of Jericho au Glazart - Hell On Earth Festival - 17/09/12

Par Scred | le 24/09/2012 | Les autres articles sur le Métal

Lapidation
Qu’est-ce qu’un mur sinon une somme de briques empilées les unes sur les autres ? Ce soir au Glazart, Walls Of Jericho a fait honneur à son nom en dynamitant le mur en question, histoire de balancer les pavés dans un public ravi, prêt à en découdre. Compte rendu d’une nuit en enfer.
Walls Of Jericho au Glazart - Hell On Earth Festival - 17/09/12 Walls Of Jericho se produisant dans le cadre du festival hardcore « Hell On Earth », c’est accueilli par la tempête sonore produite par Death Before Dishonor que je pénètre dans la salle au sol inégal, toujours aussi basse de plafond. Sentiment d’entrer dans un squat en un peu moins crade, un peu moins bordélique, écrin idéal pour un concert hardcore avec ce qu’il comporte de violence débridée et de coup de pied (littéral) au propre sur soi.

Si les bostoniens de Death Before Dishonor suivent Walls Of Jericho en tournée, ce n’est d’ailleurs pas innocent… Outre un son compact et agressif propre à réveiller les plus bas instincts qui complète admirablement la furia de nos amis de Detroit, le guitariste du groupe est à la ville l’époux de Candace Kucsulain, la charismatique chanteuse de Walls Of Jericho. N’aimerait pas être pris au milieu d’une scène de ménage moi…

Terminant leur set par un tonitruant et très punk « Boston Belongs To Me », Death Before Dishonor remplit admirablement bien son rôle, consistant à chauffer la salle déjà au bord de l’anarchie pour l’arrivée de Walls Of Jericho, point de mire de la soirée, qui conserve un statut de groupe culte dans la capitale renforcé par la prestation dantesque livrée au Hellfest quelques mois auparavant, un prestation relativement bien médiatisée par la suite, les petits lutins d’Arte étant passés par là !

Cela est d’autant plus remarquable que le groupe emmené par Candace Kucsulain ne revendique que trois albums au compteur en treize ans de carrière, le dernier en date « The American Dream » remontant à… 2008 ! Certes, le disque en question possède la puissance de feu d’un porte-avion et des flingues de concours, il n’empêche que c’est maigre.

N’importe, des les premières notes de « A Trigger Full Of Promises », le Glazart donne l’impression de s’être transformé en un asile d’aliénés qui auraient reçu des amphétamines en lieu et place des calmants habituels ! La violence du pogo dans ce lieu déjà exigu me pousse (au sens propre du terme) vers le côté de la scène, seul endroit épargné par la frénésie ambiante, ce qui me permet d’admirer le concert aux premières loges.

Les grecs avaient tout compris lorsqu’ils définissaient le mot « énergie » par « force en action »… Candace Kucsulain et ses joyeux (quoiqu’un peu taciturnes) compagnons ne sont pas autre chose ! Enchaînant sur la petite bombe « Feeding Frenzy », le groupe passe la seconde et ajoute à la perfection de l’exécution un plaisir visible sur les visages des musiciens. Pour faire simple, tout le monde prend son pied sur « All Hail The Dead », « The American Dream » ou encore « II. The Prey ».

L’absence bienvenue de vigiles sur le devant de la scène autorise tous les débordements, slams vertigineux, investissement de la scène par le public de toutes les manières imaginables (Candace offrira même le micro à une charmante jeune fille qui s’époumonera avec talent pendant la moitié d’une chanson) jusqu’au grand final qui verra une trentaine de cinglés envahir ce qui reste d’espace pour chanter les chœurs de « Revival Never Goes Out Of Style ».

Au final, grand moment de bonheur, décharge d’adrénaline suprême, le mots manquent pour qualifier la prestation de Walls Of Jericho qui aura mis tout le monde d’accord ce soir, à défaut de rameuter une foule nombreuse. En tous cas, ceux qui étaient présents avaient raison, les absents s’en mordront les doigts. D’ailleurs, on s’en chargera !
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