UNKLE - "Where did the night falls"

Par Scred | le 05/05/2010 | Les autres articles sur le Hip Hop | Soyez le 1er à réagir sur cet article
Neveu collectif
UNKLE est en passe de devenir le collectif électro-pop le plus couru du moment, concurrençant Gorillaz sur son propre terrain et ce à peine deux mois après la sortie du génial « Plastic Beach » !
UNKLE - "Where did the night falls" Il faut dire que l’oncle britannique fondé par James Lavelle possède le background nécessaire… Lorsque l’on a compté dans ses rangs des gens comme DJ Shadow, 3D (Massive Attack), Geoff Barrow (Portishead) et bénéficié de collaborations prestigieuses telles que Mike D (Beastie Boys), Thom Yorke (Radiohead) ou encore Josh homme (Queens of the stone age), on a de quoi pavoiser !

Depuis leur premier album officiel (« Psyence Fiction – 1998), UNKLE navigue entre plusieurs courants musicaux, trip-hop, abstract hip-hop, des mots qui ne veulent pas dire grand chose et qui peinent à décrire le son du collectif anglais. UNKLE, c’est avant tout un espace de liberté artistique et de créativité pour les musiciens gravitant en son sein, comme l’a très bien prouvé l’album « Edit music for a film » (2005) qui comportait deux mix d’une heure chacun, et qui faisait se téléscoper hip-hop, électro et musiques de films.

Sur « Where did the night fall », la tendance générale penche très nettement vers un retour en grâce de la New Wave du milieu des années 80. On imagine très bien The Cure sur un titre comme « On a Wire » avec sa basse très sombre et un son de guitare à la reverb caractéristique, tandis que les vieux démons de Depeche Mode viennent torturer des morceaux comme « Joy Factory » (avec Autolux en invité de marque) ou « Ever Rest ».

Au final, « Where did the night fall » pose une question à laquelle il est assez facile de répondre… La nuit tombe sur Londres, sans la moindre hésitation. « Follow me down » est une invitation à flâner au milieu des échoppes multicolores de Camden alors que « Natural selection » nous emmène via le Tube à la découverte de la nuit londonienne, de ses clubs et des extra-terrestres qui les peuplent (« Another night out »)… Des aliens aux grandes oreilles qui n’en finissent pas de réinventer des sons dans leur coin, et qui dessinent à grands coups de samples le profil reconnaissable entre mille de la capitale britannique.

Si Londres ne dort jamais, c’est en partie à cause de la musique d’UNKLE, décidément réfractaire à l’idée de voir le soleil se lever et ainsi sonner l’heure d’aller se coucher.
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