Theory Of A Deadman -"The Truth is..."

Par Scred | le 05/07/2011 | Les autres articles sur le Rock

Pop (Low)Life
J’ai failli balancer cet album avec l’eau du bain… Pour vous resituer la scène, imaginez un journaliste rock cloitré chez lui à cause d’une foutue crève alors qu’il fait 30°C à l’extérieur, abreuvé de métal en fusion depuis un mois, obligé d’écouter le nouvel album de Theory Of A Deadman, un combo pop rock canadien qui ferait passer Avril Lavigne pour une dangereuse punkette ! Autant dire que c’était pas gagné…
Theory Of A Deadman -"The Truth is..." D’autant plus que le début du disque avait tendance à me conforter dans mon opinion, ces mecs sont parfaits pour composer la musique d’un jeu vidéo mais bon, soyons sérieux, même si « Lowlife », le premier single, peut faire taper du pied l’espace d’un instant, « Bitch came back » sent la soupe à plein nez. Pourtant, j’aime à dire que parfois la soupe est bonne, mais quand elle est tiède comme ça, circulez, y’a rien à voir !

Mais voilà, j’ai une conscience professionnelle et puis la fièvre, ça te donne la flemme de te relever du canapé pour arrêter la musique alors on laisse défiler le truc… Et tiens ? On dirait qu’il y a du mieux ! « Hurricane » ça s’appelle, une ballade efficace et bien foutue. On reste dans du pop rock sans prétention mais ça se laisse écouter avec un certain plaisir et même un plaisir certain ! Passons sur « Out of my head », une mièvrerie digne du générique de fin d’un épisode de Dawson pour nous intéresser à « Gentlemen », une petite chose sautillante aux paroles rigolotes (« les filles ne veulent pas des gentlemen, elles veulent des loosers comme moi… ») qui sonne un peu comme si Green Day et Social Distorsion avaient fait cause commune.

Même punition sur « Love is Hell », un slow country rock où l’on retrouve le même souci de la mélodie qui tue associée à un gros son bien léché à la production millimétrée, tout comme « The truth is… (I lied about everything) », un petit rock rafraîchissant chassant une fois de plus sur les terres de SD. L’emballage est joli, le contenu est sucré et pas mal écrit ma foi, pourquoi faire son difficile ?

« Drag me to hell » vient essayer de durcir le propos sans toutefois tenter d’appeler à l’émeute, juste histoire de se dégourdir les jambes avant de replonger dans les ballades mid-tempo que l’on aime tant du côté de Vancouver (« What was I thinking », « Easy to love you ») pour finir sur un « We were Men » louchant de manière appuyée sur le « Boulevard of broken dreams » de Green Day sans trop en faire (et disons-le, sans en atteindre la qualité).

Bilan, cet album que je m’apprêtais à rapidement oublier contient tout de même suffisamment de bonnes choses pour ne pas le passer par pertes et profits ! Et puis, c’est l’été et Theory Of A Deadman pratique une musique ensoleillée qui convient parfaitement à la saison, si tant est qu’on ai vue sur la mer, un verre rempli d’un truc frais à portée de la main et l’envie de se vider la tête… Ce qui pourrait bien être le cas de pas mal de monde, ou je me trompe ?
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