Them Crooked Vultures - 08/06/10 - Zénith de Paris

Par Peg | le 28/06/2010 | Les autres articles sur le Rock Indépendant

Rock n' Grohl
C’était le « place to be ». Ce soir, le Zénith accueille une foule déchainée, à la limite de l’extase. On y croise des fans de rock de tous bords et de tout âge, un incroyable défilé de t-shirts témoignant d’une réelle volonté d’afficher son appartenance au large spectre du crew Rock n’ Roll.
Them Crooked Vultures - 08/06/10 - Zénith de Paris L’événement boosté par une formation potentiellement éphémère à l’avenir plus qu’incertain, suscite l’excitation générale. Venus assouvir leur curiosité, ces énergumènes au dress-code adéquat attendent avec impatience l’arrivée de leurs quatre charognards.

Them crooked vultures, supergroupe aux membres inscrits dans la légende, fut fondé l’an passé par Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters,…) enfin de retour derrière sa batterie. De même qu’en studio, il est accompagné de son acolyte de longue date Josh Homme (Queens of the Stone Age, Kyuss,…), au lead vocal et guitare, ainsi que de l’illustre John Paul Jones (Led Zeppelin) à la basse et au clavier. En prime sur leur tournée, Alain Johannes les rejoins à la guitare. Ses diverses collaborations à quelques excellents albums d’artistes confirmés (Chris Connell, QOTSA, Mark Lanegan,…) font de lui un soutien parfaitement solide.

Les « becs retors » arrivent sur scène dans les encouragements d’un public qui a oublié d’être passif. Manifestement ravis d’être présent, Josh Homme n’hésite pas à faire un clin d’œil à leur dernière prestation parisienne au festival Rock en Scène 2009. Le groupe n’avait alors pas encore trouvé son nom définitif. Il annonce glorieusement en français : « mesdames et messieurs : « les petits pois » ! » Les gars ont décidément un sens de la dérision certain.

Il est toujours difficile de défendre un album studio en live, surtout quand on a qu’un unique opus à présenter. Mais ici, il n’en est rien. Them Crooked Vultures, constitué de membres des plus expérimentés, met le feu à la salle en commençant son show par No one loves me and never do I, premier titre de l’album. Pendant près de deux heures, présentant tous les titres de l’album et s’amusant à des interludes des plus expérimentaux, Them Crooked Vultures déploie une puissance sonique bien plus noisy que sur l’album. Porté par une batterie d’une puissance monumentale, le concert s’enchaine et confirme la place de Grohl comme ciment de cette incroyable formation. Le public, sensible à cette énergie surréaliste hurle son patronyme sans relâche pendant que Homme, Jones et Joannes gardent les yeux rivés sur lui.

Bien que le zénith soit une salle à éviter pour son acoustique déplorable, Them Crooked Vulture aura presque réussi à faire oublier ce point quasi-rédhibitoire et a transporter progressivement son auditoire jusqu’au « nirvana ».

En attendant l’annonce tant espérée d’un deuxième album et d’une nouvelle tournée, Them Crooked Vultures aura offert à un public venu des quatre coins de l’hexagone un concert mémorable qui restera à jamais dans la mémoire de ceux qui y étaient présents.
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