The Sword - "Warp Riders"

Par Scred | le 19/08/2010 | Les autres articles sur le Rock

Sabre Laser
A la fin des années 60, deux objets culturels connurent une explosion de popularité, le concept album (grâce aux Beatles notamment) et la science-fiction. Que voulez-vous, on avait encore envie de rêver en ce temps là…
The Sword - "Warp Riders" The Sword nous propose de mélanger les deux concepts et nous emmène il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine, avec leur nouvel album « Warp Riders ». L’idée est simple : en dix chansons, le groupe emmené par J.D Cronise nous plonge au cœur d’un univers étrange, sur la planète Acheron, afin de suivre les aventures d’un certain Ereth qui lutte pour sa survie après avoir été banni de sa tribu !

Avant de vous demander que les membres de The Sword ont fumé avant de se lancer dans cette fresque intergalactique, sachez que la planète Acheron possède une petite particularité. En effet, à cause de la présence de trois soleils, elle ne tourne pas sur elle-même et il y fait donc nuit en permanence sur la moitié de sa surface pendant que l’autre est toujours éclairée. Là, maintenant vous pouvez demander !

Au-delà du délire total sur lequel repose la composition de « Warp Riders », superbement renforcé par la pochette furieusement seventies ornée d’une illustration typiquement d’époque (et signée Dan McPharlin), le principal intérêt de l’album réside heureusement dans son contenu musical, on aurait presque tendance à l’oublier. The Sword pratique un heavy metal au classicisme presque millésimé, fortement inspiré par les premières œuvres de Black Sabbath, tant au niveau des compositions que du son.

Et quel son ! Sans fioritures, à sec, directement dans l’ampli, vas-y Chewie mets la gomme ! Maître Cronise fait son Ozzy sans trop en rajouter tandis que Trivett Wingo (ça ne s’invente pas) livre une partition assez impressionnante derrière les fûts, notamment au cours des breaks monstrueux qui émaillent chacun des morceaux de « Warp Riders ».

Car lorsque l’on embarque dans le vaisseau The Sword, on doit se préparer à vivre d’intenses cavalcades instrumentales à variation de rythme multiples, depuis le titre d’ouverture « Archeon/Unleashing the Orb » à la limite du Trash jusqu’au très speed « Astrea’s Dream » en passant par le diptyque « The Chronomancer », deux chansons qui comportent des parties vocales mais dont la structure complexe met surtout en avant une musique assez nettement influencée par un groupe comme, au hasard, Iron Maiden. (« The Chronomancer II : Nemesis »)

On retiendra également les excellents « Lawless Lands » et son ambiance évoquant ce qui pourrait arriver si ZZ Top devait se retrouver embarqué par des extra-terrestres ou encore le très efficace « Night City » au riff accrocheur, sans oublier « (The Night the Sky Cried) Tears of Fire » où J.D Cronise ressuscite presque le regretté Phil Lynott (Thin Lizzy) pendant l’épilogue de ce voyage interstellaire où les mots « Métal Hurlant » semblent prendre tout leur sens.

Le voyage en vaut la peine donc, et nous réconcilie avec un groupe dont l’image souffrait en ce qui me concerne de la déplorable prestation qu’ils avaient offert en première partie de Metallica lors du « World Magnetic Tour ». Comme quoi, tout le monde peut se tromper !
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