The Parlor Mob - "And you were a crow"

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Rock

... et y laisser des plumes
Est-ce une impression ou la planète rock connaît-elle ces derniers mois un souffle revigorant ?
The Parlor Mob - "And you were a crow" Après Airbourne et The Answer , le bon vieux rock vintage accouche d'un nouveau phénomène, The Parlor Mob (littéralement " la maffia du salon "), originaire du New Jersey et comme le Diable du même nom, ils ont les dents longues et la bave aux lèvres.

On ne se lasse décidément pas de ces premiers albums pleins de sève et d'envie d'en découdre, tant les musiciens ont à coeur de montrer ce qu'ils ont dans le ventre et sont capables de vous sortir trait de génie sur trait de génie, comme ça, sans forcer. Mais bon, tout ça ne nous dit pas à quoi ça ressemble The Parlor Mob...

On a dû leur faire un certain nombre de fois tant l'analogie est évidente à la première écoute, mais force est de reconnaître que The Parlor Mob est le digne petit fils d'un Led Zeppelin dopé aux hormones et élevé au pays du cheeseburger... A la première écoute seulement ! La voix du chanteur Mark Melicia évoque forcément un certain Robert Plant lorsqu'il attaque " When I was an orphan " de par son timbre et la puissance qu'il dégage mais la guitare acoustique derrière lui est made in USA sans la moindre hésitation avec ses accents presque Bon Jovien (j'ai dit presque, arrêter de crier !), New Jersey oblige.

La grande force de The Parlor Mob réside surtout dans la qualité de ses riffs, des phrases tournantes et complexes qui vous retournent le cerveau en moins de deux et qu'on ne trouverait pas déplacées sur le prochain Aérosmith par exemple... ça envoie quoi ! " Hard times " déménage sévère, " Everything you're breathing for " commence par nous caresser dans le sens du poil pour nous clouer au mur au moment où l'on si attendrait le moins, le boogie furieux de " Carnival of Crows " sonne terriblement actuel malgré des racines solidement plantées dans les sixties tout comme " The Kids " qui renvoie les Who le dos au mur avec son refrain " Kids ain't alright " qui résonne déjà comme un hymne.

Mais The Parlor Mob profite de son héritage de bien d'autres manières, avec un " Can't keep no good boy down " par exemple, comme échappé d'un squat de hippies sans âge, ou avec " Angry Young Girl ", une ballade murmurée qui n'aurait pas déplu à Johnny Cash. " Tide of Tears " quant à elle joue la carte du blues (passage obligatoire mais non imposé) façon " I put a spell on you " juvénile et remplit parfaitement son contrat.

Au final, on se retrouve avec un album complet, très fourni sans pour autant paraître brouillon, réalisé par un groupe qui sait parfaitement où il va et a dû cesser de se chercher il y a bien longtemps pour parvenir à un tel stade de maturité au moment d'enregistrer leur premier album.

Chapeau bas messieurs, disque du mois sans discuter une seconde...


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