The Gaslight Anthem - "Handwritten"

Par Scred | le 21/07/2012 | Les autres articles sur le Rock

Relève
Quatrième album en date pour The Gaslight Anthem, « Handwritten » est le parfait exemple de l’évolution d’un groupe bercé par diverses influences, du punk américain au rock pur et dur de la côte Est en passant par une tendance pop tout à fait respectable (il est temps d’arrêter de considérer « pop » comme un gros mot…).
The Gaslight Anthem - "Handwritten" En effet, album après album, le groupe natif de New Brunswick a su sortir de l’adolescence et de la révolte un peu puérile qui grondait sous leur musique pour se jeter corps et âme dans un rock héroïque digne de leur idole assumée, un certain Bruce Springsteen. Ce dernier, en bon Jersey boy qu’il est, n’a d’ailleurs pas hésité à prendre sous son aile ces enfants illégitimes en leur offrant la première partie de quelques dates de la tournée « Magic ».

La première impression qui se dégage de « Handwritten » concerne la production de l’album, dénudée à l’extrême. Priorité aux chansons, on a presque le sentiment d’écouter le groupe en live, à l’image de la batterie de « 45 » (premier single extrait du disque) ou du solo de guitare de « Mulholland Drive »… Maître mot de cette chronique, sincérité. The Gaslight Anthem ne se cache pas derrière la console, "what you hear is what you get" comme on dit là-bas.

Deuxième constatation, Brian Fallon n’a jamais si bien chanté. Sur les titres apaisés (« Keepsake », « Mae ») comme sur les plus rapides (« Howl », « Handwritten »), le garçon ne triche pas et impose son timbre rocailleux comme une évidence jusqu’au superbe « National Anthem », ballade digne des plus grande heures du Boss faisant écho à un certain « Independence Day » qui clôt l’album de la plus belle manière qui soit.

En onze petites chansons sans prétention, The Gaslight Anthem passe le cap du groupe culte abonné aux premières parties pour rentrer dans la cour des grands, de ceux dont on va attendre la suite des aventures avec dans le cœur le secret espoir d’une relève. Car après tout c’est bien de cela qu’il s’agit, que va devenir le rock une fois les dinosaures disparus ? The Gaslight Anthem fait partie des groupes possédant une partie de la réponse.
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