Test Brütal Legend - Xbox 360

Par Scred | le 23/10/2009 | Les autres articles sur le Métal

Plus d’une corde à sa hache
Si vous avez la trentaine et que vous étiez fan de jeux vidéo dans votre enfance, les noms de Sam & Max doivent forcément vous dire quelque chose...
Test Brütal Legend - Xbox 360 Souvenez-vous : un chien aux allures de Mike Hammer accompagné d’un lapin cruel et excentrique qui résolvaient des énigmes par un astucieux système d’analyse de l’image à l’écran. L’auteur de ce jeu plein d’humour noir s’appellait Tim Schaffer. Aujourd’hui, Tim Schaffer est de retour avec un jeu exclusivement destiné aux fans de métal qui tache, j’ai nommé Brütal Legend !

Fallait oser...

Certes, le heavy metal revient à la mode ces derniers temps, et certes, l’immense sens de l’humour et de l’auto-dérision des amateurs de rock avec du poil autour n’est plus à démontrer mais tout de même, il s’agit là d’un marché de niche sacrément limité ! Qu’importe... Remplissant allégrement les qualités requises pour m’éclater avec ce soft, je ne vais pas bouder mon plaisir !

En quoi consiste Brütal Legend ?

Il s’agit de la plongée dans la quatrième dimension du hard rock d’un roadie nommé Eddie Riggs (dont le patronyme est un mélange entre le nom de la créature illustrant les pochettes des albums d’Iron Maiden, Eddie, et le nom de son dessinateur, Derek Riggs), qui va devoir lutter aux côtés de la tribu des « Métalleux » contre un sombre pouvoir qui menace le monde du Heavy Metal, tombé sous le joug du seigneur Lionwhyte (pour White Lion, l’un des pires groupe de hard des années 80).

Une fois le décor posé les références s’enchainent, toutes plus précises et plus loufoques les unes que les autres ! Vous serez aidé dans vos quêtes par le Gardien du Metal, messire Ozzy Osbourne en personne qui vous permettra d’augmenter vos pouvoirs et la puissance de vos armes (vous disposez d’une hache et d’une guitare électrique magique qui monte en puissance quand vous changez ses cordes), ou par le Kill Master (Lemmy Kilmister), une sorte de shaman biker qui soigne vos troupes grâce à sa basse, chacun de ces personnages étant doublé par son modèle original bien entendu.

Quant au héros principal, Eddie Riggs, c’est Jack Black qui lui a prêté ses traits et sa voix ! Un gage de qualité et de crédibilité aux yeux des hardos pour un jeu qui n’en aurait pas eu besoin malgré tout, tant le souci du détail qui tue y est poussé à l’extrême ! En effet, chaque code du hard rock est présent pour le plus grand bonheur des fans !

Vous recrutez des « headbangers » pour vous aider dans vos quêtes (sortes de colosses chevelus qui passent leur temps à filer des coups de boules frénétiques), vous vous coltinez des « videurs » et vous pouvez faire hurler l’auto-radio de votre voiture (la « Deuce » en hommage à Kiss) avec une collection de morceaux aussi classiques qu’originaux (dont une belle sélection de titres de Motörhead, principal inspirateur du jeu dans son esprit comme dans son design). Lorsque vous décidez de faire usage de votre magie rock n’ roll, il vous faudra sortir la guitare et balancer un solo bien précis pour pouvoir produire les effets escomptés (comme de faire s’écraser un Zeppelin en flammes sur vos adversaires, hommage à la pochette de l’album Led Zeppelin I)

En résumé, voilà un bien beau cadeau reservé aux amateurs du genre, avec un gameplay très original qui ne se contente pas de reprendre le système traditionnel du « Beat’em All » (ou « Kill ‘em All » dans ce cas précis), un humour savamment dosé et une ambiance infernale qui vous donnera souvent envie d’utiliser la croix de direction de votre manette de jeu pour brandir le poing bien haut en faisant le signe de la Bête tout en criant « Metaaaal ! »
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