Slash au Zénith de Paris - 12/07/11

Par Scred | le 13/07/2011 | Les autres articles sur le Hard Rock

Fleur au fusil
C’est moche de vieillir, j’vais te dire… Pas pour tout le monde, remarque ! Quand on voit la forme que tient Slash par exemple, il y a de quoi être optimiste. Non, là c’est de moi que je parle. Il y a vingt ans, j’aurai vendu ma collection de disques pour assister à ce genre de concert, et aujourd’hui, je me surprends à trouver le temps long…
Slash au Zénith de Paris - 12/07/11 Mais ça vient de moi, aucun doute là-dessus. Parce que l’ami Slash, dès les premières notes de « Been there lately », annonce la couleur en cabriolant (cabotinant ?) tout ce qu’il sait, arpentant la scène de long en large, pour le plus grand plaisir d’un Zénith qui hésite entre focaliser son attention sur l’homme au chapeau ou sur son chanteur Myles Kennedy qui redonne une nouvelle vie à ce titre relativement faiblard tiré de la période Snakepit…

Lorsque résonne l’intro de « Nightrain », je commence à piger où je suis et ce je suis venu y faire. Slash quoi ! Le guitariste emblématique d’un groupe que l’on appelait Guns n’ Roses, les mecs qui ont enregistré « Appetite For Destruction », cet album que je considère encore aujourd’hui comme l’un des plus grands disques de rock de tous les temps ! Et je ne suis pas le seul à me souvenir de cette époque bénie d’après la réaction du public !

Soyons clairs, la carrière de Slash ne s’est pas arrêtée lors du split des Gunners (il paraît même que le groupe existe encore mais n’en croyez rien, c’est une rumeur comme la mort d’Elvis), des titres comme « Ghost », « Back from Cali » ou « We’re all gonna die » (magnifiquement chantée par le bassiste Todd Kerns qui en a sous le pied question performance vocale) sont là pour le prouver.

Oui mais voilà, tout comme on se cogne des chansons des Wings pendant un concert de Paul McCartney, lorsqu’on vient voir Slash en concert, on veut du Guns n’ Roses ! Quand on a eu la chance d’appartenir à un tel groupe, tout le reste semble dérisoire. Citez moi un seul artiste qui a fait mieux en solo qu’avec le groupe qui l’a rendu célèbre ? A part les mecs de Genesis je veux dire ?

Et cela, Slash le sait car il est évident que le plaisir qu’il prend à jouer des chansons comme « Rocket Queen », « Civil War », le superbe « Patience » (qui prend en électrique une dimension inédite) ou encore le tandem magique « Mr.Brownstone »/ « Paradise City » à la fin du rappel (torse nu, le garçon a minci depuis l'année dernière et c'est tant mieux), est sans commune mesure avec l’énergie qu’il déploie sur le « Slither » de Velvet Revolver ou même ce « Speed Parade » rare, encore une chanson du Snakepit dont, concrètement, on a pas grand chose à foutre ! La flamme n’y est pas, on attend la suite, et lui aussi.

Ce qui n’est pas le cas de Myles Kennedy, toujours très à l’aise dans la position du mec qui fait mieux que l’original et qui, du coup, ne porte pas sur les épaules le poids de l’histoire lorsqu’il se lance dans un « Starlight » bourré d’émotion et de briquets allumés, le « Rise Today » de son excellent groupe Alter Bridge ou bien l’inévitable « Sweet Child O’mine » précédé du traditionnel (et ébouriffant) « Godfather Theme » comme au bon vieux temps. Rien à dire, on adore, on en redemande !

Voilà une idée pour le guitariste au gibus, former un nouveau groupe qui s’appellerait, je sais pas moi, Weapons ‘til Flowers, « WTF » en abrégé, ça lui irait bien en plus, et ne plus faire que des reprises de Guns n’ Roses ! Déjà, ça énerverait Axl Rose (et ça, c’est bien) et cela permettrait aux fans d’écouter ces chansons dans des conditions idéales sans être obligés de dépenser une fortune pour voir (avec deux heures de retard) le groupe qui porte encore ce nom…
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