Slash feat. Myles Kennedy and the Conspirators - Zenith (Paris) - 13/11/2014

Par Actumusic | le 20/11/2014 | Les autres articles sur le Métal

Time Machine
Choisir de faire un détour par une salle de concert a parfois plus de conséquences qu'on ne veut bien l'imaginer. Combien de fois ne s’est on pas mordu les doigts de ne pas avoir acheté une place pour aller voir l’un de ces artiste qu'on adore? Combien de fois d’excellentes formations ont définitivement splité, des artistes d’exception ont passé l’arme à gauche avant qu’on ait eu l’occasion de passer les saluer un soir ? On va donc se ruer sur les billetteries pour y cueillir ce sésame génial, cette location éphémère d’un petit moment de bonheur qui restera gravé dans notre mémoire.
C'est le cas en théorie ce soir. Guns n' Roses n’étant malheureusement plus des nôtres, dépouillés de leur âme depuis que le tandem Izzy Stradlin/ Slash a quitté le navire, on va pouvoir retrouver un peu de leur magie cradingue aux vapeurs de Jack Daniel’s frelaté en la personne du guitariste au gibus et à la frisette légendaire qui a eu la bonne idée de venir poser son rack de guitares à Paris. En compagnie de Myles Kennedy et de ses Conspirators, il rempile en ce 13 novembre 2014 pour un deuxième set au Zenith, salle qu'il a déjà remplie la veille, prêt à prouver une fois de plus qu'il n'a pas besoin de ses compères d'antan pour transporter le public. Avant même la première vibration de corde, on sent que la soirée va être mémorable, les deux tiers de la salle comptant des adeptes excités, certains présents pour la deuxième soirée consécutive.

En guise d’échauffement, c’est l’excellent groupe « Monster Truck » qui s'y colle et malgré un light show modeste et un public contemplatif, ils assurent leur set sans relâche, défendant un opus qui méritait haut la main d’être présenté au public ce soir là, le très bon "Furiosity" (2013). Enchaînant les titres phares de l’album (“The Lion”, “Old Train”) ainsi que le génial “Sweet Mountain River”, ils parviennent à convaincre malgré un set de courte durée et, avouons le, une présence scénique qui laisse un poil à désirer… Pas sexy les gars mais ça envoie ! On attend avec impatience de les revoir pour un concert complet, la pression en moins.

Slash et Myles kennedy arrivent enfin sur scène après une courte pause et enflamment immédiatement le Zénith avec le désormais classique “Ghost”! Les mecs sont pro, savent ce que l’on attend d’eux et font le job, au risque d’avoir un peu l’air de poseurs mais voilà, c’est Slash quoi ! Le bonhomme a quasiment inventé le concept! Une chose est certaine cependant, ils ont bien conscience que dans un monde où les ventes de disques s’effondrent, la clef de leur succès réside dans leurs prestations en concert…

Be Kind/Rewind et c'est parti! Retour vingt ans en arrière avec « Nightrain », l'un des morceaux emblématique de GN’R propulse bon nombre de spectateurs dans leur peau d'adolescent ! On ferme les yeux et on y est ! Les posters aux murs, la chaine double cassette, le t-shirt frappé du logo d’ « Appetite For Destruction », tout revient en bloc ! Slash nous gratifiera d’ailleurs d’une poignée de titres extraits du fameux album culte, « You’re Crazy », « Mr Brownstone », l’inévitable « Sweet Child O’MIne » et « Rocket Queen », ce dernier enrichi d’un solo de vingt quatre minutes (on a compté) absolument… comment dire… pas obligatoire malgré quelques minutes de pur plaisir! Poseur, on vous avait prévenu.

Un peu comme lorsqu’il s’amuse à organiser un petit défilé de mode signé Les Paul, changeant de guitare entre chaque morceaux histoire de bien montrer qu’il à la plus grande (collection), mettant en valeur ses guitares signature, au point que l’on est surpris de ne pas pouvoir les acheter à la boutique de souvenirs !

Mais voilà, c’est Slash, donc on pardonne tout… Le son légendaire est bien là, les titres post GN’R tiennent la route (« Back From Cali », « Doctor Alibi », « Slither ») tout comme les petits derniers qui sonnent bien mieux que sur le nouvel album (« Wicked Stone », « Bent To Fly ») et lorsque résonne l’intro de « Paradise City » qui vient clore les hostilités, on se dit que, définitivement, on a bien fait de venir.

Au final, sortir d’un concert de Slash c’est un peu comme se tirer d’un rêve éveillé dont on ne voudrait surtout pas s'échapper… Malgré le business et le marketing, le rock n’ roll coule toujours dans les veines du guitariste taciturne, prêt à enflammer l’imagination de tous les spectateurs, fans inconditionnels ou pas. Ce petit moment de bonheur dont on vous parlait plus haut, chronométré à deux heures et quart ce soir, une paille !


Setlist :

1 Ghost 
(Slash cover)
2 Nightrain 
(Guns N’ Roses cover)
3 Standing in the Sun 

4 Avalon 

5 Back from Cali 
(Slash cover)
6 Stone Blind 

7 You Could Be Mine 
(Guns N’ Roses cover)
8 Shadow Life 
(live premiere)
9 Doctor Alibi 
(Slash cover) (Todd Kerns on lead vocals)
10 You're Crazy 
(Guns N’ Roses cover) (Todd Kerns on lead vocals)
11 Wicked Stone 

12 Mr. Brownstone 
(Guns N’ Roses cover)
13 Beneath the Savage Sun 

14 Rocket Queen 
(Guns N’ Roses cover)
15 Bent to Fly 

16 World on Fire 

17 Anastasia 

18 Sweet Child O' Mine 
(Guns N’ Roses cover)
19 Slither 
(Velvet Revolver cover) (With intro of Feel Like Makin'… more)
20 Encore:
Paradise City 
(Guns N’ Roses cover)

Photos
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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