Running Wild - "The Final Jolly Roger"
Pas de quartiers
Salut moussaillons, mes très chers frères de la côté, boucaniers, flibustiers et autres gibiers de potence ! Vous aimez les histoires de pirates ? Celles qui commencent dans une taverne crasseuse au fond d’une bouteille de rhum et qui finissent avec un bonhomme en équilibre sur une planche de bois à tribord ou pendu à la grand vergue ? Laissez-moi donc vous conter la légende du capitaine « Rock ‘n Rolf » Kasparek et de sa bande de naufrageurs mieux connus sous le nom de Running Wild…
On raconte que Kasparek prit la mer pour la première fois autour de 1976 mais ce n’est qu’au milieu des années 80 que le monde commença à entendre parler des exploits de Running Wild, au moment où le gang déclara officiellement ses couleurs, « Under Jolly Roger » (1985), le Jolly Roger en question désignant le pavillon noir à tête de mort, pour les marins d’eau douce qui ne le sauraient pas encore.A partir de cette date, les sept mers du heavy metal eurent à connaître des aventures du capitaine Kasparek et de son équipage à géométrie variable (on ne faisait pas de vieux os à bord du Running Wild), et chacun de souvient de l’extraordinaire « Port Royal » (1987), du non moins génial « Death or Glory » (1989) et des classiques « Pile of Skulls » (1992) et « Black Hand Inn » (1994).
Mais voilà, les années 90 virent les océans se peupler d’autres navires plus modernes, on n’arrête pas le progrès, et le Running Wild sombra peu à peu dans l’oubli au point qu’on aurait pu le croire perdu corps et biens, coulé quelque part au large de la baie de Tortuga par un galion plus rapide, mieux armé, emmené par une troupe de jeunes corsaires en provenance du nouveau monde.
Hardi ! Il n’en était rien ! Running Wild continuait ses méfaits dans la discrétion mais avec une constance qui force le respect (13 albums sans laisser de prisonniers, qui dit mieux ?) et l’admiration de tous ses frères d’armes. Cependant, même sur une mer d’huile, il peut toujours y avoir des courants contraires et en 2009, Kasparek et les derniers hommes du Running Wild rendirent les armes et rejoignirent la terre ferme…
Cela se passait à Wacken et il reste une trace de l’événement, un somptueux double album intitulé fort justement « The Final Jolly Roger », composé des morceaux de bravoure les plus épiques de nos pirates teutons, les immortels « Port Royal », « Raging Fire », « Conquistadores », « Raise your fist » et autre « Under Jolly Roger », en tout dix sept titres de pur heavy metal à la sauce pirate comme on en fait plus, piochés principalement dans les albums de l’âge d’or de Running Wild cités plus haut, qui vous donnent envie de partir à l’abordage, le vent du large sur la visage et un couteau entre les dents !
Certes, le capitaine Kasparek ne s’exprime qu’en allemand sur scène et l’on a du mal à suivre sa pensée entre chaque chanson (car le bougre est bavard !) si l’on ne parle pas la langue de Goethe mais qu’importe, seule la musique compte et celle proposée par Running Wild pour leur baroud d’honneur fait honneur à leur légende et à cette chose un peu oubliée de nos jours que l’on appelait à l’époque le heavy metal européen.
Or donc mes traînes guenilles, elle vous a plu mon histoire ? Alors vous attendez quoi pour aller l’écouter cet album ? Yo Ho Ho !
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