Ron Wood - "I feel like playing"

Par Scred | le 30/09/2010 | Les autres articles sur le Rock

Envie Pressante
C’est toujours un plaisir de recevoir des nouvelles de Ronnie Wood, surtout lorsque celles-ci concernent sa musique et non ses divers déboires judiciaires… Après une année légèrement mouvementée, Ron Wood avait besoin de se changer les idées et de revenir à ce qu’il fait de mieux, du rock n’ roll ! D’ailleurs ça tombe bien, il avait très envie de jouer…
Ron Wood - "I feel like playing" Et cela se sent ! Avec “Why you wanna go and do a thing like that for” qui ouvre l’album, le guitariste des Rolling Stones nous offre un moment “Sticky Fingers” de très grande classe. Il parait que Slash gratouille en arrière-plan, ce n’est pas très flagrant mais qu’importe, le son est limpide et Ronnie nous fait son Dylan avec bonheur…

On passera rapidement sur « Sweetness my weekness », un reggae fadasse rappelant les tentatives jamaïcaines de Keith Richards dans les années 80/90 (il faudra que quelqu’un leur dise que même s’ils adorent ça, ce n’est vraiment pas leur truc !) pour se concentrer sur le titre suivant, « Lucky Man », co-écrit par Eddie Vedder (Pearl Jam) où Ron retrouve la voie de la simplicité avec un rock direct évoquant le « I’m going down » de Bruce Springsteen . Simple et efficace, l’homme a de la chance et il le sait alors pourquoi ne pas en faire profiter le reste du monde ?

Autre invité de marque, Billy Gibbons (ZZ Top) impose sa marque sur les deux morceaux suivants, « I gotta see » (une ballade sudiste à danser joue contre joue) et surtout « Thing about you », un boogie intense traversé par la guitare tranchante du barbu en chef. Rien de révolutionnaire dans tout cela, juste du rock brut de décoffrage, sans artifices, comme on aime quoi !

La même recette est appliquée au reste de l’album, avec des titres comme « I don’t think so » ou encore le très stonien « Fancy Pants » avec son harmonica insidieux et son solo assassin, même si parfois Ronnie Wood se permet quelques originalités, comme l’utilisation d’un sitar (ou est-ce un tempura ?) sur « 100% », un autre boogie nerveux joué pied au plancher.

L’album se termine par « Forever » où Ron Wood, épaulé une nouvelle fois par un Slash facilement identifiable cette fois-ci, roucoule dans une ambiance à mi-chemin entre Lynyrd Skynyrd et Lenny Kravitz et envoie un message clair et émouvant au reste du monde : « je ne veux pas que tu sois fidèle, je veux juste que tu sois là quand je t’appelle… »

Comment lui dire non ?
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