Rock Band 3

Par Scred | le 13/10/2010 | Les autres articles sur le Rock

Plus d'une corde à sa gratte
C’est dans un salon design du très chic IXème arrondissement de Paris que l’équipe d’Electronic Arts/Harmonix/MTV avait donné rendez-vous à la presse pour la présentation de leur nouveau bébé, Rock Band 3.
Rock Band 3 Désormais parfaitement adopté par un large public, le jeu vidéo musical commençait à tourner en rond depuis quelques temps, à l’image de la licence Guitar Hero (le concurrent direct de Rock Band) qui vient de sortir son nouvel opus dont les nouveautés se limitent à l’ajout d’un mode scénario un peu plus poussé que d’habitude ainsi qu’à une voix off aussi prestigieuse que maladroite puisqu’il s’agit de celle de Philippe Manœuvre, décidément piètre comédien.

« C’est la grande différence qu’il y a entre Rock Band et Guitar Hero » me confie le responsable d’EA Games, « Guitar Hero est un jeu vidéo alors que Rock Band est une simulation musicale ». Ah bon ? Pourtant, on retrouve dans chacun des logiciels les mêmes instruments, une guitare équipée de cinq boutons , une batterie électronique et le même principe de partition qui défile en rythme…

Sauf qu’en y regardant de plus près, on se rend compte que la guitare de Rock Band a un peu changé… Toujours en partenariat avec Fender, il n’y a plus une mais deux guitares jouables, une superbe Telecaster « Butterscotch » usée comme celle de Keith Richards qui utilise le même principe de fonctionnement que les instruments précédents et une incroyable Mustang qui possède… des cordes ?

Oui, vous avez bien lu ! Six cordes en plastique viennent remplacer le traditionnel « grattoir » et ce n’est plus cinq boutons qui figurent sur le manche mais 102 ! Non, il n’y a pas de faute de frappe. Le nouveau manche comporte 17 frettes qui comptent chacune six boutons, un par corde. La prise en main est assez ardue au premier abord mais l’on s’y fait et c’est avec un large sourire que j’arrive enfin à plaquer le riff de « Crazy Train » d’Ozzy Osbourne vers la fin du morceau sous les encouragements de Brian, le designer d’Harmonix, ravi de voir que le jeu plait à ses invités.

Passons à la batterie qui s’est vu rajouter une cymbale supplémentaire ainsi qu’un mode « Pro » permettant de différencier les pads des cymbales pendant le jeu… Pour faire simple, en mode « classique » on peut utiliser indifféremment les quatre pads ou les cymbales en fonction de leur couleur alors qu’en mode pro, chaque élément est jouable indépendamment, donnant au joueur la possibilité de taper sur sept éléments au lieu de quatre. J’ai testé cette option sur le « Before I forget » de Slipknot, croyez-moi, ça envoie !

Dernière innovation, l’apparition d’un nouvel instrument, le clavier. Composé de deux octaves, il peut également être joué en mode classique où les touches se retrouvent divisées en cinq couleurs sans tenir compte des notes, ou en mode « Pro » où chaque note est respectée. Dur dur, surtout quand on a tendance à regarder ses mains plutôt que la partition pendant le jeu mais bon, avec un peu d’entraînement, le « Power of Love » de Huey Lewis a fini par sonner correctement !

La playlist du jeu est extrêmement variée, on y trouve du Def Leppard comme du Queen, les Doors, les Beach Boys, Jimi Hendrix, Lynyrd Skynyrd (et l’interminable « Free Bird ») et même The Smiths ou encore INXS ! Il y en aura pour tous les goûts et c’est tant mieux…

Ah oui, j’allais oublier, il reste encore une petite chose… Les techniciens d’EA ont mis au point un prototype de guitare Squier (la sous-marque de Fender) de forme Stratocaster compatible avec le jeu et jouable dans un véritable ampli ! En gros, vous achetez votre guitare électrique et vous pouvez jouer avec le jeu ET jouer normalement. Pour les novices à qui les jeux musicaux ont ouvert l’appétit, cela pourrait bien être un tremplin extraordinaire vers l’apprentissage du véritable instrument, ce qui est proprement révolutionnaire !

Décidément, on n’arrête pas le progrès…
    Dîtes nous si vous avez aimé cet article.