Rival Sons - "Pressure & Time"

Par Scred | le 01/07/2011 | Les autres articles sur le Hard Rock

Revival Sons
C’est toujours quand on ne cherche rien que l’on trouve, c’est bien connu. Prenez ce « Pressure & Time » par exemple, avec sa pochette directement importée des psychédéliques seventies (et pour cause puisqu’elle est l’œuvre de Storm Thorgerson, monsieur « Dark Side of the Moon » en personne), je ne l’ai écouté que parce que le nom du groupe me semblait original…
Rival Sons - "Pressure & Time" Rival Sons, ça claque comme nom, faut reconnaître. Les frères ennemis, fils d’on ne sait qui, sauf qu’à l’écoute de l’album, on commence à avoir une petite idée. « All over the Road », le titre qui ouvre l’album, sonne tellement Zeppelin que c’en est presque gênant. Et quand je dis ça, je ne parle pas d’une influence qui transpirerait au détour d’un refrain, cette chanson pourrait réellement passer pour un inédit de Led Zeppelin tant la voix de Jay Buchanan se confond avec celle de Robert Plant, tout comme les riffs de guitares à la Page ou la force de frappe de la batterie !

Et pourtant, on n’a pas envie de crier au plagiat, même lorsque le morceau qui donne son titre à l’album, « Pressure & Time », vient nous offrir un recyclage en règle du « All your love » du dirigeable, car tout cela sent l’authenticité à plein nez, aucun doute là dessus. Enregistré en trois semaines dans les conditions du live, l’album des Rival Sons ne se limite d’ailleurs pas à ressusciter le hard rock millésimé popularisé par la bande de Jimmy Page, mais fait feu de tout bois dans tous les styles musicaux de l’époque…

« Young Love » et « White Noise » par exemple, louchent du côté du rock psychédélique que l’on aimait pratiquer du côté de San Francisco lorsque Big Brother & The Holding Company partageait encore son toit avec le Jefferson Airplane, « Only One » explore une soul music gorgée d’émotion que n’aurait pas reniée Joe Cocker alors que « Burn down Los Angeles » ou « Get mine » s’éclatent dans un rock garage pur jus estampillé Nuggets…

Citons également deux petites pépites qui méritent un coup d’oreille tout particulier, « Save Me » qui emprunte à Queen la rythmique de son « Stone Cold Crazy » tout en l’emmenant très loin dans un trip intergalactique à grand coup de feedback, ainsi que le « Face of Light » qui clôt l’album de la plus belle manière qui soit, avec une ballade intemporelle où Jay Buchanan lâche les chevaux et donne la pleine mesure de ses possibilités vocales, tout en subtilité et en délicatesse.

En résumé, « Pressure & Time » est un album complet et varié, aux saveurs de réédition tardive sauf qu’en l’occurrence nos amis californiens sont tout jeunes et commencent à peine leur entreprise de domination du monde, car nul doute qu’avec une musique pareille, leurs ambitions ne sont pas moindres…
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