Ringo Starr - "Y Not"

Par Scred | le 29/01/2010 | Les autres articles sur le Rock

Starr Academy
Tiens, un nouvel album de Ringo Starr...
Ringo Starr - "Y Not" Comme l’annonce candidement son titre, pourquoi pas ? Après tout, au regard du succès auprès du public des récentes rééditions des albums des Beatles, il aurait tort de se priver pense en aparté le journaliste qui découvre l’objet. Le truc, c’est qu’après une première écoute il faut bien se rendre à l’évidence, si le facétieux batteur avait juste voulu se faire un peu d’argent de poche, il aurait sorti une compilation !

Au lieu de cela, Ringo Starr se paye le luxe de nous sortir de derrière ses baguettes l’un des meilleurs disques de sa carrière solo, alors du coup pourquoi pas ? Pourquoi ne pas reconnaître (enfin) que le bonhomme était loin de n’être que le quatrième homme des Fab’ Four ? John, Paul, George ET Ringo, toujours et encore, c’est assez injuste en définitive...

Avec « Y not », Ringo Starr nous offre un album délicat, mélodique à souhait, à la fois nostalgique et plein de fraîcheur, le genre de disque qu’on réécoute plusieurs fois de suite comme on se refait un café après une première tasse bue trop vite. Dix titres n’excédant pas quatre minutes chacun, c’est un peu court old chap’, mais c’est comme ça qu’on fait de la pop music du côté de Liverpool. La recette reste la même qu’à la grande époque, tant tellement que même Sir Paul Mc Cartney s’est prêté au jeu des choeurs sur le titre « Walk with you » !

De ses années passées, Ringo Starr n’a rien oublié, ni les amis (il cite John Lennon avec beaucoup de tendresse sur « Peace Dream »), ni les galères (sur le très personnel « The other side of Liverpool »). Jouant sur plusieurs tableaux, il manie le rock classique (avec son humour légendaire et la complicité bienveillante de la diva soul Joss Stone) sur « Who’s your Daddy », le blues sur « Can’t do it wrong », et un savant mélange de ces deux ingrédients sur le reste de l’album. Des morceaux comme « Time », « Everyone wins » ou encore « Mystery of the night » ressucitent ce son si particulier qu’on appellait autrefois « Mersey », un compromis entre légèreté et harmonie qui fleure bon l’insouciance de la jeunesse, un comble pour notre Ringo qui fêtera cette année ses 70 ans ! La jeunesse, c’est dans la tête. C’est en tous cas ce dont Ringo Starr voudrait nous convaincre en sortant de ses fûts un disque pareil, lui qui n’a plus rien à prouver à personne.

A moins que...

Peut-être ne le saviez-vous pas mais son propre fils, Zak Starkey, est également batteur et fait partie du groupe Oasis, les plus grands pompeurs de l’oeuvre des Beatles de l’histoire de la musique britannique !

Alors fiston, on est fier de son papa maintenant ?
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