Red Fang - L'Astrolabe (Orléans) - 19/01/2014

Par Cristalnet | le 02/02/2014 | Les autres articles sur le Métal

Quand les chiens sortent les crocs...
Un dimanche pas comme les autres sur Orléans...pour cloturer une belle journée ensoleillée, les Chiens et pas qu’eux, sont venus nombreux pour ce concert Rock’N Roll de début d'année, programmation si rare dans notre contrée.... tout le monde a le sourire, même ceux qui essayent de le planquer derrière leur grosse barbe de bikers et ça fait plaisir!
Red Fang - L'Astrolabe (Orléans) - 19/01/2014 18h3O, Lord Dying lance les hostilités et démarre plutôt fort. Du gros son, de grosses guitares, un chanteur bien sympathique... mais ça "cafouille" par moment et le public s’aperçoit vite que tout cela manque de rodage, de précision et l 'attention dans la fosse baisse assez rapidement. Une prestation digne du groupe local que l'Astro propose généralement pour assurer les premières parties.

Puis arrive The Shrine, qui ne fera pas l'unanimité. Le public étant venu écouter du gros stoner qui tache, les riffs vraiment Heavy et les « trop » longs solos ne captivent pas l'auditoire. Toutefois un set bien psyché, comme annoncé, et plutôt bien exécuté.

21h30... RED FANG!! RED FANG !! Le public est au taquet, impatient, pinte de Kro en main (thématique incontournable !) … Enfin… ils débarquent et ça commence mal, avec un chanteur qui s'égosille dans un micro qui ne fonctionne pas! - Changement de câble- Ca y est la machine de destruction massive est lancée et cette petite ratée du début, on s’en souviendra à peine, tant le reste du show sera puissant et captivant. Une succession de morceaux parfaitement réalisés, d'une intensité incroyable et d'une générosité rare.

Une mise en jambes principalement constituée de morceaux du dernier album Whaler and Leeches, sorti récemment. Efficaces, directs, les titres relativement courts s’enchainent sans nous laisser le temps de respirer et de comprendre qu’on est en train de prendre une sacrée claque! Puis arrive "Dirt Wizard" tiré de Murder The Mountains et là, on monte encore d'un cran. Le qualificatif punkstoner prend alors tout son sens avec ce refrain qui résonne encore « oh yeah oh yeah ». Avec "the Wires" on atteint le sommet, dont on ne redescendra qu'après une (trop) petite dizaine de morceaux et un rappel mémorable.

Une précision dans l'exécution, un son de basse juste énorme, une cession rythmique groovie à souhait, un Aaron Beam au chant impeccable et au charisme débordant...seul petit bémol, la réverb abusive sur la voie de Bryan Giles.

En bref, une soirée plus que réussie avec un public captivé, certes qui reste relativement calme durant le show (moyenne d'âge 35ans ce soir!!!). Mais on ressent que l'ébullition est intériorisée et que la symbiose a bien eu lieu.



Photo
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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