Ratt - "Infestation"

Par Scred | le 04/03/2010 | Les autres articles sur le Hard Rock

Glam Stram Gram
Un nouvel album de Ratt en 2010 ? Et pourquoi pas un film sur Anvil tant qu’on y est ?
Ratt - "Infestation" C’est les marchands de gel et les vendeurs de cyclistes fluo qui vont être contents ! Le groupe, surtout connu pour son single « Round and Round » (paru quand même en 1984 !) avait quelque peu disparu des écrans radars depuis 1991 et sa participation à la bande originale du film « Point Break » (tout un programme). Au moment où le métal prenait une direction diamétralement opposée à la leur avec l’avènement du thrash et de la fusion au niveau mondial, l’émergence de groupes tels que les Red Hot Chili Peppers ou Rage against the Machine ont vite fait de ringardiser les permanentés de tous poils...

Alors vingt ans plus tard, y-a-t-il le moindre intérêt à ressortir le lycra du placard avec sa cohorte de refrains qui rentrent dans la tête et ses paroles faussement rebelles ? Je vais vous dire, à l’heure où la prochaine Nouvelle Star se prépare à nous casser les oreilles pendant un an (maximum), tout est bon à prendre !

Comme ce riff de « Eat me up alive » qui ouvre l’album (délicatement intitulé « Infestation ») et qui nous replonge dans ces années un peu folles où Mötley Crüe faisait régner la terreur dans les chambres des adolescentes américaines par le biais de leurs posters. Qui a dit « comme Tokyo Hotel » ? Rien à voir les enfants ! Ici on tricote du solo, on speede le tempo juste ce qu’il faut pour pouvoir headbanger et on balance des vocalises qui se veulent sexuellement agressives, bref, on est pas des puceaux !

Autre exemple avec « Best of Me », un morceau qui sent bon la laque et les références explicites à des groupes comme Van Halen ou encore Slade.

Comment vous dire, ça passe tout seul !

D’ailleurs les mecs l’ont compris car chaque chanson de cette « Infestation » suit plus ou moins la même recette... On démarre avec un gros riff bien péchu soutenu par un petit solo d’intro qui agonise dans les aigus, puis la voix débarque en s’adressant à l’auditeur (supposément une femme, supposément blonde avec un tatouage dans le bas du dos et une jupe plus courte que la durée moyenne de carrière de la «Nouvelle Star » citée plus haut), puis vient le refrain, fédérateur, libérateur, précédant le tricotage de manche du soliste, toujours pas mort malgré un pilonnage en règle de sa corde de mi aigu ! («Look out below », « A little too much » (tu m'étonnes), « As good as it gets »)

Voilà, pas de surprise, le glam respire encore malgré le ridicule, le rimmel qui coule et le temps qui passe inexorablement.

Va savoir, on aura peut être bientôt un nouvel album d’Extreme ?
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