Puggy - "Something you might like"

Par Scred | le 27/08/2010 | Les autres articles sur le Rock

Trois garçons dans le vent
Rarement un titre d’album aura su si bien décrire son contenu. En effet, il y aura forcément « un truc que vous pourriez aimer » sur le nouvel opus de Puggy, groupe international aux racines profondément ancrées dans la pop la plus pure, aux racines baignées par les eaux de la Mersey si vous voyez ce que je veux dire…
Puggy - "Something you might like" Pourtant, seul le chanteur et guitariste Matthew Irons nous arrive d’outre-manche, le batteur Egil Franzén étant suédois (on s’en serait douté) alors que le bassiste Romain Descampe est bien de chez nous, si si ! C’est donc fort logiquement que les trois amis ont établi leur QG à Bruxelles ( !) d’où ils nous envoient ce missile hautement addictif composé de douze titres qui pourraient chacun prétendre à devenir un hit en puissance.

Néanmoins, comme il fallait bien en choisir un pour ouvrir les hostilités, c’est sur « When you know » que le choix s’est porté, une bluette sautillante beaucoup moins sage qu’il n’y parait, introduite par un orgue furieusement bluesy et servie par une mélodie accrocheuse qui risque de faire des ravages à chaque passage en radio. La production est limpide, du chant aux cuivres qui viennent soutenir le refrain à la fin du morceau, on frise le single parfait. Sans exagérer.

Beaucoup de groupes se réclamant de l’héritage des Beatles citent volontiers John Lennon comme influence principale or chez Puggy, c’est plutôt du côté de Paul McCartney que semble pencher la balance, comme en témoignent des titres comme « How I needed you » (superbe ballade aux airs innocents qui se transforme petit à petit en serpent venimeux), « You call me up » ou encore « Everyday ». Tout y est ! Légèreté des compositions, timbre délicat et d’une justesse irréprochable, on s’y croirait…

Mais la musique de Puggy ne saurait se limiter à un hommage, même de qualité, aux mélodies de leur talentueux aîné. Sur « Teaser », le groupe se lance dans une comptine survoltée aux paroles douces-amères dans un style qui leur est propre et démontre l’immense maturité dont ces trois garçons font déjà preuve. Une maturité qui transpire également sur un titre comme « We have it made » qui remet au goût du jour la ligne de basse du « Lust for life » d’Iggy Pop en la transformant en pur bijou pop.

N’oublions pas enfin l’ovni de l’album, un morceau d’une simplicité presque enfantine intitulé « She kicks ass », une déclaration d’amour naïve à la mélodie imparable qui monte en intensité pour terminer sa course contre un mur du son aussi jouissif qu’imprévisible.

Puggy nous offre donc avec « Something you might like » un album de grande classe, de ceux qui se remettent sur la platine dès la première écoute achevée et que l’on aime passer à ses amis en leur disant : « Tiens, écoute ça, ça devrait te plaire » ! En même temps c’est normal, c’est écrit dessus…
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