Popa Chubby - "Universal Breakdown Blues"

Par Scred | le 24/05/2013 | Les autres articles sur le Blues

Habemus Popa
Devinette. Qu’est-ce qui est rond, teigneux, et qui nous pond un album par an sans se soucier le moins du monde de la crise du disque ? Gagné ! Popa Chubby, fidèle au poste depuis son quartier général new-yorkais nous offre son vingt sixième album sans sourciller et sans montrer le moindre signe de fatigue… Il faut croire que la surcharge pondérale n’affecte pas tout le monde de la même façon.
Popa Chubby - "Universal Breakdown Blues" L’objet s’intitule « Universal Breakdown Blues » et comme son nom l’indique, il y est question de musique du diable, de femmes dont le seul défaut est d’être souvent absentes, et de vices dont se rendent coupables des mecs aux attributs velus. Classique quoi. On pourrait même dire attendu, à la condition de ne pas le dire en face à l’ami Popa qui a la réputation de ne pas trop goûter le sarcasme… C’est d’ailleurs la seule chose qu’il ne goûte pas !

Au programme donc, du blues, sans exception. Tantôt nerveux (« I Don’t Want Nobody », « Danger Man »), tantôt langoureux (« The Peoples Blues », « I Ain’t Giving Up »), savamment agencé histoire de ne pas lasser l’auditeur, avec en ligne de mire l’héritage des anciens (Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan en tête de liste) et de près de vingt ans de carrière durant lesquels Popa Chubby n’a jamais cherché à se mentir à lui-même. Un monolithe quoi.

On retiendra quelques titres qui se dégagent de l’ensemble cependant, comme le mordant « The Finger Bangin’ Boogie », le savoureux « Goin’ Back To Amsterdam (Reefer Smokin’ Man) » qui sent le vécu autant qu’une bonne tête de Super Skunk ou encore l’émouvant et très éthylique « 69 Dollars » où Popa évoque, certainement sans le vouloir, notre Paul Personne national. Sans doute à cause d’une Gibson qui traînait par là dans le studio…

Infidèle à sa légendaire Stratocaster le Popa ? Peut-être est-ce pour cela qu’il pose fièrement avec une Telecaster sur la pochette de l’album, qui sait… S’il y a bien une chose à laquelle le colosse de Brooklyn est resté fidèle cependant, c’est son habitude à nous offrir des reprises de qualité. Cette fois-ci, hommage à BB King avec « Rock Me Baby », une poil plus énervée que l’originale (euphémisme) et surtout, une version instrumentale étourdissante de « Over The Rainbow » où plane l’ombre du Voodoo Child…

Du tout bon en conclusion, comme d’habitude, rien de nouveau sous le soleil, surtout si Popa Chubby se tient devant mais peu importe, ce n’est pas pour cela qu’on aime le bonhomme… Pourvu qu’il n’entame pas un régime !
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