Popa Chubby - "The Fight is On"

Par Scred | le 18/03/2010 | Les autres articles sur le Blues

Poids Lourd
Venez voir les enfants, Popa est rentré de voyage !
Popa Chubby - "The Fight is On" Et comme d’habitude, il a les bras chargés de cadeaux, comme tous les ans... En véritable bourreau de travail (on plaint le travail vu le tronche du bourreau !), le colosse new-yorkais nous offre là son 25ème album en comptant les lives, avec en point de mire cette fois-ci les premiers balbutiements du hard rock des années 70, poursuivant la voie qu’il avait commencé à ouvrir avec l’album « Deliveries after dark » (2007).

En douze titres, Popa Chubby nous replonge donc dans l’époque bénie des Free, Bad Company ou encore Blue Öyster Cult dont la musique, ne l’oublions pas, venait de là, venait du blues... Car Popa Chubby malgré ses escapades dans des directions très diverses (funk, rock, hard rock) reste avant tout un bluesman d’exception, teigneux, agressif et aussi généreux que l’est sa bedaine quant il s’agit de faire baver le manche...

Ecoutez donc ce « Steelhorse Serenade », un instrumental fièvreux qui commence comme un hommage au « Woman from tokyo » de Deep Purple ou ce « Wicked Wanda » moite qui sent le bayou à plein nez, lorsque la nuit est tombée et que flotte au dessus des marais le fantôme des Creedence. Popa Chubby avouait d’ailleurs que pour enregistrer cet album, il avait fait quelques infidélités à sa légendaire Stratocaster pour aller jouir des faveurs d’une Les Paul Custom de chez Gibson parce que, je cite, il avait « besoin de plus de couilles » sur certains morceaux...

Et ça s’entend !

Le son de « Locked in a memory » (où Popa s’essaye à un genre de solo presque « héroïque » assez inhabituel chez lui) , de « Rock n’ Roll is my religion » (l’un des meilleurs riffs de l’album) ou du furieux « Greedy for Gold » sont là pour en témoigner. Sans parler de la reprise (live) du « Ace of Spades » de Motörhead, pas pour les fillettes tout ça...

A côté de ça, Popa Chubby nous offre également quelques douceurs dont il a le secret, un bon petit blues à la new-yorkaise où sa Strat est de retour, fidèle au poste (« The Right Time ») ou encore ce « NYC 1977 til... », un medley inclassable où « Walk on the wild side » téléscope « Gin and Juice » dans une ambiance cool et jazzy soutenue par la voix suave d’un Popa plus énorme que jamais qui slame sa ville sans que jamais on ait l’impression d’avoir affaire à un exercice de style.

Car du style, l’homme en a à revendre comme le prouve cet album, excellent de la première à la dernière note, comme d’habitude.
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