Noir Désir, c'est fini

Par Scred | le 01/12/2010 | Les autres articles sur le Rock Indépendant

Fin de cycle
Et voilà, on y est. Après le départ hier du guitariste Serge Teyssot-Gay, c’est aujourd’hui Denis Barthe, le batteur de Noir Désir qui vient d’officialiser la séparation du groupe et, comment vous dire… on s’en fout ! Oui, aussi curieux que cela puisse paraître, j’accorde autant d’importance au split de Noir Désir qu’à la prestation de Justin Bieber ce soir au Grand Journal de Canal + ! Enfin j’exagère… Sinon je ne prendrais pas la peine d’écrire dessus pas vrai ?
Noir Désir, c'est fini Il n’en reste pas moins que l’annonce de la séparation de Noir Désir ne me fait ni chaud ni froid. J’en serais même presque soulagé. Depuis la libération de Bertrand Cantat, le groupe jouait avec nos nerfs, se prenant au sérieux en balançant des communiqués ampoulés sur son site internet, à l’image de celui qu’ils avaient publié lors du concert du Krakatoa en octobre dernier. Affectant un mépris souverain pour leur public, ils semblaient considérer comme une offense l’impatience de leurs fans à les voir remonter sur scène…

Alors quand le communiqué de presse de Serge Teyssot-Gay est tombé hier soir, dans le même style du mec qui trouve que ses pets sentent meilleur que ceux des autres, il n’y avait guère de doute sur l’issue de l’aventure Noir Désir et sincèrement, il n’y a aucune raison de s’en plaindre. A force d’intellectualiser le truc et de se la péter, Noir Désir avait oublié l’essence même de ce qui faisait son intérêt, le rock n’ roll.

Déjà, l’album « Des visages, des figures » avait amorcé le mouvement de balancier dans le mauvais sens… Mis à part quelques perles comme « Le grand incendie » ou le morceau qui donnait son titre au disque, on sentait Noir Désir parti sur un trip bien éloigné de la fureur et de la sueur qui caractérisait son style. Mais le gouffre abyssal de la production rock en France faisait qu’ils étaient encore bien au-dessus du lot. Les années ont passé, et le drame de Vilnius passé, le groupe a trépassé.

On ne prendra certainement pas la peine de suivre les aventures solos de Serge Teyssot-Gay, l’essentiel de sa production avec les groupes Interzone et Zone Libre étant suffisamment éloquente pour nous en dissuader (même si l’on n’est pas à l’abri d’une surprise mais j’en doute), reste Bertrand Cantat… L’homme stressé était véritablement l’âme de Noir Désir, peut-être que ce nouveau départ avec des gens neufs lui sera salutaire ? Enfin, si désir il y a encore.
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