Nashville Pussy - La Machine du Moulin Rouge – 02/02/2014

Par Maggy | le 01/03/2014 | Les autres articles sur le Métal

La fièvre du dimanche soir
Une chaleur écrasante assène la chaufferie où Wild Dawn groupe français dopé au hard rock old school fait grimper les degrés Celsius. Les blousons noirs s’entassent dans cette minuscule salle où chaque mouvement devient une épreuve olympique. Le bar est assiégé pendant que Wild Dawn emporté par la fièvre du rock’n’roll tente une percée au milieu du public. Ce soir, La Machine du Moulin Rouge ressemble à s’y méprendre à un repère de bikers.
Nashville Pussy - La Machine du Moulin Rouge – 02/02/2014 Quand Wild Dawn entame son dernier riff, on joue des coudes pour s’esquiver discrètement vers la scène principale. Lorsque l’on voit Nashville Pussy pour la première fois en concert, Blayne Cartwright apparaît comme l’incarnation parfaite du redneck. L’humour graveleux, les cheveux mi- longs et gras cachés sous une casquette, longue moustache, abdos Kro et style vestimentaire à faire pleurer Emmaüs, il est entouré par sa femme, Ruyters Suys (guitare) qui semble avoir passé son hiver à déménager des meubles et Bonnie Buitrago (basse), déjà ivre et survoltée. Bref, un VRAI trio infernal. Oui, Trio, car visiblement Jeremy Thompson (batterie) s’en bat le coquillard dans les grandes largeurs d’être là. Il bat le rythme sans aucune émotion tel un robot usé. Imbibés par le Jack Daniel's, Nashville Pussy déverse ses hits, à commencer par « Keep on Fuckin’ » qui ouvre le set et déchaîne le public. La "poésie" ressortant des compositions tels que “ Struttin’ Cock “ ou “ Gonna Hitchhike Down to Cincinnati and Kick the Shit Outta Your Drunk Daddy “ n’a rien à envier à nos Elmer Food Beat ou Ultra Vomit locaux dans un autre style. Pendant plus d’une heure, Blayne et ses miss entretiennent le public dans une osmose rock et trashy. La scène est devenue un défilé de slameurs en tout genre que Blayne pousse gentiment en arguant « Get the fuck off of my stage ! ». Blayne se prend même pour un toréador, son blouson rouge servant de cape et sa femme de taureau, la foule enthousiaste s’écriant « OOOOOlllléééé » à chaque passage. Référencés comme les « Motörhead sudistes » par la presse spécialisée, Nashville Pussy est devenu au fil des années, une figure à part entière du milieu. Leur nouvel album « Up the Dosage » souligne cette volonté de ne pas finir dans les fonds de tiroir. Mais alors que le set s’achève, après 4 rappels tout de même, on est pourtant presque déçu de ne pas en avoir plus.


Setlist :
Keep on Fuckin'
High as Hell
Struttin' Cock
Wrong Side of a Gun
Rub It to Death
She's Got the Drugs
I'm So High
Everybody's Fault But Mine
Gonna Hitchhike Down to Cincinnati and Kick the Shit Outta Your Drunk Daddy
Up The Dosage
Go to Hell
Milk Cow Blues
(Kokomo Arnold cover)

Snake Eyes
I'm the Man
Why Why Why
Go Motherfucker Go
You're Goin' Down


Photo
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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