Motocultor Festival 2015 - Prélude

Par GnoK | le 17/09/2015 | Les autres articles sur le Métal

Mud in France.


C'est parti sur un coup de tête et des promesses de grandeur royale : après toutes ces années, j'allais enfin me dégourdir les coudes au Motocultor. Si en France le Hellfest est la grande (ker)messe du Métal, le Motocultor est son pendant joyeusement bordélique. Attention qu'on ne déforme pas mes propos, la subjectivité d'un avis solitaire ne tient pas lieu de tables de loi. Comme pour la bouffe ou la musique, chacun ses goûts, certains aiment le pimenté, d’autres vénèrent même la junk-food. La programmation de cette année est pour moi un véritable buffet à volonté, forfait découverte avec une mention spéciale « Mud in France » vu la quantité de groupes français. Cocorico! J'avais de quoi faire entre les petits nouveaux apparus pendant que je tournais (légèrement) le dos au métal et les vieux routards à côté desquels je suis passé sans les remarquer.

Pompe à injection létale.


Motocultor, un nom qui fleure bon le cambouis. Et en parlant de cambouis justement, figurez vous que l'arrivée en pays breton fût épique: la pompe à injection du moteur diesel de notre vaillant véhicule rendit l'âme en côte sur la voie express de Rennes. Alors je ne sais pas quelle est l'espérance de vie sur la bande d'arrêt d'urgence, mais prenez en compte que nous étions en roue libre, en marche arrière pour sortir par la bretelle d'entrée située à quelques centaines de mètres, avec des poids lourds qui bourrinaient en klaxonnant sur notre passage, croyez moi c'était une Near Death (Metal) Experience. Ironie du sort, nous nous garâmes devant un garage fermé. Entre la discussion avec l'assurance, l'arrivée de la dépanneuse, l’attente du taxi, le squat avec nos affaires en mode chiens de la casse sur le trottoir et le voyage de nuit, nous débarquâmes à Vannes complètement vannés après minuit.

New World Running Order.


Avec du recul, et après la relecture de mon carnet de notes, je me rends compte qu'il est quasiment impossible de faire un compte rendu exhaustif de la plâtrée de groupes passés au cours de ce weekend. Qui peut se cogner 66 concerts et écrire un truc intéressant sortant du sempiternel : Machin a joué ceci et cela. Je vais me lancer dans un report chronologique et m'attarder sur les groupes qui m'ont marqués et les têtes d’affiche. Parce que je les attendais au tournant, qu'ils m'ont mis une bonne grosse claque, ou juste fait prendre conscience d'avoir été un vrai boulet pour ne pas les avoir suivis plus tôt.

Bonus Track : the What The Fuck sessions.


Bon je ne pouvais pas tout raconter dans cette chronique boueuse sans que cela ne devienne un gigantesque fourre tout de grand n'importe quoi. Entre le bon enfant et le guignolesque, l'ambiance camping et les doutes sur la théorie de l'évolution de Darwin. S’ensuit donc une liste non exhaustive de ces moments et objets improbables. Bienvenue dans les What the Fuck sessions.

Objets gonflables : ballons divers, crocodile, requin, poupée de type sexuellement débandante.
Drapeaux : Bretagne, Turquie, une fleur de lys sur fond rouge.
Déguisements : couple de bananes, vache, belette, loup-garou, kilt, corset cuir, animaux divers, Blanche Neige en mode travelo, Spiderman anémique.
Ultra Vomit : Comment « Je collectionne des canards » peut-il être un hit ?
Couvre-chefs : chapeau tankiste russe, casque en carton de vin (Syrah) avec un bandana et un orifice pour la queue de cheval, casquette carton d'Heineken, duo de masques de pères Fourra.
Inclassable : un taré se jette avec sa GoPro au bout de son stick dans un circle pit mémorable, une jolie fille avec une canne s'engouffre joyeusement la fosse, un mec se fait porter ainsi que son putain de fauteuil roulant, des headbangers solitaires, en duo ou très petits groupes s'adonnent à la joyeuse activité consistant à se détruire les cervicales en marge de la scène, une sorte de Off d'Avignon (dans ta gueule), une veste tellement chargée de patchs que le porteur ressemble à un panneau publicitaire pour son propre festival.


Photos
© Wild Bear Photography - https://www.facebook.com/wildbearphotography
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