Motocultor Festival 2014 - Jour 3 (suite)

Par Actumusic | le 13/10/2014 | Les autres articles sur le Métal

Report Détaillé
Une bien belle troisième et dernière journée de cette édition 2014 se profile grace à une affiche éclectique et un temps clément!

Les Toulousains de NAIVE sont un peu l’ovni de ce Motocultor 2014. Vainqueur du Tremplin Headbang Contest, leur musique est un mélange de beaucoup de genres, allant de l’électro en passant par le trip-hop et bien sûr le métal… Bref vous l’aurez compris il faut réellement rentrer dans leur univers pour en comprendre la quintessence. Le trio aura réussi à nous envoûter durant tout leur set fait de passages mid-tempo, de riffs lourds et acerbés ainsi que des mélodies dont seul NAIVE a le secret. Ce sera mon coup de cœur du festival, car ce concert aura permis de découvrir un groupe qui mérite le détour. Il est certain que pour les puristes cela peut paraître ennuyeux sur la longueur mais c’est tout d’abord un style de métal qui s’écoute avec les tripes et qui nous fait planer. Pour finir j’aimerai les revoir sur une scène moins grande et plus intimiste, pour se faire une idée plus précise de ce groupe, promis à un bel avenir.

Faut-il encore présenter les Floridiens d’OBITUARY ? 25 ans de carrière, des centaines de concerts à leur actif, et un seul mot d’ordre : donner leur maximum à chacune de leur sortie. Et ça se vérifiera une fois de plus au Motocultor : le groupe des frères Tardy va nous offrir un show mémorable. Tous leurs meilleurs titres vont y passer : Intoxicated, Violence, Chopped in Half… Ils nous gratifieront d’un nouveau titre, Visions in my head, tiré de leur album Inked in Blood qui sera dans les bacs le 28 octobre prochain, via RELAPSE RECORDS. Rien à redire sur ce concert si ce n’est la météo capricieuse de cette fin d’après-midi. Le groupe a la banane et se donne à 100 % sur tous les titres. Côté fosse et bah c’est la guerre !!! Ca remue dans tous les sens et le public est là pour passer un excellent moment. Le son est bon ce qui nous permettra d’apprécier les solos de Ralph Santolla tout bonnement énormes. Voilà, le concert se termine et les musiciens remercient le public venu en nombre. Sans sourciller, le concert de ce Motocultor 2014. Merci OBITUARY. Death metal old school RULES !!!

Le retour de LOUDBLAST en terre bretonne était un des concerts les plus attendus de ce Motocultor 2014. Et le groupe de Stéphane Buriez n’a pas déçu. Il commence son show avec A Bloody Oath, issu de leur excellent dernier album Burial Ground sorti récemment et met tout le monde d’accord, d’entrée. La communion entre le groupe et le public se fait d’emblée et les titres s’enchaînent sans répits. Le son (oui j’y reviens car cela a vraiment été LE soucis majeur du festival cette année…) est plutôt correct et on arrive à distinguer les morceaux sans trop de problème. Le frontman harangue la fosse à se déchaîner et nous aurons droit à un bon gros wall of death en bonne et due forme sur je ne sais plus quel titre ! Le concert se termine sur un My Last Journey, bien lourd et bien gras ! Très bon moment passé en compagnie des gars de LOUDBLAST. Petite pause me concernant la fatigue de 3 jours de marche intensive commençant à se faire sentir… mais une petite bière, et ça repart !!!

Tête d’affiche de cette dernière journée, c’est avec impatience et excitation qu’un grand nombre de fans se sont d’abord amassés lors de la séance de dédicaces du groupe, en fin d’après-midi sur le site. Vingt-deux heures tapantes, faisant suite au puissant death black de Belphégor, le symphonique lyrique d’EPICA impose en cette soirée un choc des genres, nous rappelant l’étendue et la diversité de la culture métal, faisant la richesse de ce style musical. Fan de métal symphonique, ou allergique du genre, nul ne pourra nier le rouage savamment orchestré du show, ne laissant place à l’imprévu, sans fausse note ni surprise, fidèle à leur réputation. Appuyé par une technique et des moyens à l’image des grosses prod’, un son propre et sans bavure, une mise en scène qui claque. C’est sur The Originem, premier titre de leur sixième et dernier album, que s’ouvre le concert. La complicité et la bonne humeur communicative du groupe sur scène sont toujours au rendez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne ! Cependant, c’est avec curiosité que l’on peut découvrir une Simone dans un registre changeant, à la voix plus rock que par le passé, mais gardant cependant quelques traditionnelles pointes de lyrisme, ici et là au fil des morceaux de ce nouvel opus plein de surprises. Maternité faisant, la jolie rousse n’en perd cependant pas sa puissance vocale, son énergie sur scène, ni, bien sûr, ses atouts charme, qui auront su donner le sourire à grand nombre de festivalier. Et puis ce sont aussi des valeurs sûres, telles que Sancta terra ou encore entre autres, Cry for the moon, permettant aux fans de la première heure de scander ce fameux « For ever and ever » sous le regard amusé du groupe. On en retiendra donc un concert à l’image de la réputation d’EPICA : propre, professionnel et sans défaut, avec toujours bien sûr, ces notions de partage avec le public et de bonne humeur contagieuse. De quoi finir le festival le sourire bien ancré, avec une seule et même pensée pour tous : profitons des quelques dernières heures… avant de vite revenir l’an prochain !


Par Greg F. et Cam S.
En partenariat avec Throne of Thanatos

Photos
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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