Motocultor Festival 2014 - Jour 2 (suite)

Par Actumusic | le 18/09/2014 | Les autres articles sur le Métal

Report détaillé
Arrivée tardive sur le festival en ce samedi et on se place directement devant la Dave Mustage pour assister au concert des bouchers stéphanois de BENIGHTED… Et croyez-moi, durant tout le set et les 10 titres, le public et la fosse vont s’en donner à cœur joie… C’est ultra violent, rapide et gutturale !!! Julien Truchant le chanteur est toujours aussi impressionnant entre chant posé et des « gruiiiikkkkss » dont lui seul a le secret, les autres ne sont pas en reste car ça bouge de partout sur scène. Les nouveaux titres de leur dernier album se fondent parfaitement avec les anciens. Moment spécial de ce concert, l’apparition sur le titre Spit du chanteur de Shining Niklas Kvarforth en guest dont la voix se complète en totale harmonie (oui je sais c’est beau !) avec celle de Julien. On peut vraiment être fier de compter dans nos rangs un groupe tel que BENIGHTED en France. C’est une des valeurs montantes voire confirmation de leur énorme potentiel tant sur album que sur scène. Un des meilleurs concerts du festival me concernant. Et si vous allez les voir, n’hésitez pas aussi à regarder attentivement le jeu du batteur Kevin Folley que je surnomme « la pieuvre » étant l’un des meilleurs batteurs de sa génération…

Suite des hostilités avec les britanniques de BENEDICTION et leur death metal qui tâche. Groupe historique et influant de la scène anglaise depuis les années 90, ils ne passent que très rarement en France et c’était l’occasion de les voir, enfin. Ce qui frappe tout d’abord, c’est la lourdeur de leur musique qui se rapproche de BOLT THROWER voir DISMEMBER par moment. Pendant près d’une heure ça sera la guerre dans le pit. Les titres s’enchaînent à vitesse grand V et ça joue fort ! Le musiciens sont heureux d’être là et ça se voit : sourires de rigueur, communion avec le public, headbanging… Vraiment un plaisir que de voir un groupe se donner comme ça après tant d’années sur le circuit. N’en déplaise à certains… Si vous êtes un fan de death metal alors courrez vite pour allez les voir c’est ni plus ni moins l’essence même de cette musique. Il est l’heure pour moi d’aller me désaltérer avec un diabolo grenadine… ou pas !

MUMAKIL… Comment dire… Du grindcore de gros bourrin qui te casse les cervicales, les tympans et le cerveau. Les suisses sont là pour tout déboîter et l’imposante carrure du chanteur n’y est pas anodine… Leur dernier album en date, Files Will Starve, sorti en 2013 sera en grande partie représenté dans leur setlist. Pas de moments de répit ou très peu durant leur concert. Le son cependant est beaucoup trop brouillon pour que l’on puisse distinguer les titres un par un. Je ne suis pas un grand amateur de grindcore et pour être honnête 50 minutes c’est long… très long… Surtout quand les musiciens bougent à peine et qu’ils jouent leurs morceaux sans réellement en avoir envie. On va dire que les gars ont fait le boulot sans plus. Bref si vous n’êtes pas trop adepte de musique déstructurée et ultra violente, passez votre chemin pour les autres n’oubliez pas les boules Quies…

Que peut donc donner un groupe d’anthologie… sans ses principaux attributs ? En l’occurrence, que devient Behemoth sans costume ni maquillage ? Oui, vous ne rêvez pas, c’est bel et bien une prestation sans artifice qu’a du réaliser le quatuor Polski, tout juste arrivé sur place… les bagages en moins, perdus pendant le voyage ! Les images, relayées sur le net par un grand nombre, ont en quelques jours fait le tour du monde, sous les yeux ébahis des puristes du genre. Nouvel album tant espéré qu’inespéré par tous après la convalescence de Nergal, la mort et ses cruautés n’ont jamais côtoyé le groupe d’aussi près dans les textes de ce nouvel opus, The Satanist. Et c’est une surprise de plus que de voir le show s’ouvrir sur un morceau déjà discuté, Blow Your Trumpets Gabriel, où se mêlent chants grégoriens et ponts symphoniques, loin des traditionnelles pistes brutes de décoffrage d’ouverture d’albums auxquelles nous étions habitués. Un concert sans faille, savamment orchestré, nous menant à souligner le professionnalisme du groupe, qui on le rappelle, ne disposait pas même de leurs propres instruments ! Un son propre, laissant flotter dans l’air de la nuit des voix gutturales aux incantations sataniques sur un dernier morceau, O father, O Satan, O sun !, à l’arrangement symphonique à couper le souffle. Et c’est d’ailleurs la respiration retenue que chacun pu, pendant une heure, profiter de cet instant, que l’on peut désormais qualifier d’anthologie en de multiples points. Qu’importe les circonstances et les aléas, Behemoth a donc su, une fois de plus nous prouver (si cela était encore utile…), la primeur de son talent, sa place de leader du genre ; en un mot, une valeur sure dans le domaine du black/death.


Par Greg F. et Cam S.
En partenariat avec Throne of Thanatos

Photos
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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