Michael Jackson (1959-2009)

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Soul

He's Out of my Life
Finalement c'était un homme, rien qu'un homme... Michael Jackson est mort et avec lui notre adolescence.
Michael Jackson (1959-2009) C'est très étrange d'ailleurs. Hier soir, sans raison particulière, j'ai remis " Thriller " sur la platine, juste pour le plaisir. Cela faisait je ne sais plus combien d'années que j'avais mis de côté sa musique, j'étais passé à autre chose, ça peut se comprendre... Et pourtant hier soir, j'ai retrouvé intact les émotions de l'époque, les souvenirs qui s'y rattachent, le plaisir de retrouver un vieil ami qui ne m'avait pas oublié. Et 24 heures plus tard, fini.

Mais ce n'est pas " Thriller " qui m'avait rendu complètement dingue à l'époque, c'était " Bad ". Question de génération. On ne peut pas rester insensible la première fois que l'on écoute " Man in the Mirror ", le gospel moderne le plus poignant que l'on puisse imaginer. Et puis " Bad " était partout, ses clips étaient partout et tellement différents des autres que les comparaisons étaient inutiles. Il y avait lui et les autres. Des titres comme " The way you make me feel ", " Smooth Criminal " ou encore " Dirty Diana " échappaient complètement aux standards de la pop de l'époque pour finir par en instaurer de nouveaux, sans parler de la personnalité du bonhomme, de son corps qui faisait partie intégrante de sa musique... Unique je vous dis !

Et puis ensuite, forcément, on découvrait le reste de la sainte trilogie, " Off the Wall " et " Thriller " et avec eux une certaine idée du groove, de " Don't stop til you get enough " à " Billie Jean ", de " Beat It " à " Get on the Floor ", où il parvenait à la hauteur de son idole, James Brown.

Mais au-delà des gimmicks, du chapeau (hommage à Fred Astaire), du gant et des chaussettes blanches, Michael Jackson nous imposait son magnétisme en jouant sur un paradoxe assez dur à gérer : d'un côté une sensualité animale, une sexualité assumée dans ses postures de scènes comme dans ses chansons (le torride " I just can't stop loving you ") et d'un autre côté une générosité et un humanisme qui frôlaient presque la caricature. C'est le mec qui a écrit " We are the World " qui se touche l'entrejambe là ? Ben oui. C'est fou, le tonnerre gronde dehors alors que les images de CNN inondent ma télévision, comme un petit 11 septembre qui n'aurait fait qu'une seule victime et laissé pourtant quelques milliards d'orphelins... Et comme par hasard, " Thriller " revient sur la platine à ce moment là, à l'unisson du ciel qui lui non plus trouve que ce n'est pas juste ce qui arrive.

Un monde sans Michael Jackson c'est un monde sans démesure quoi ! Il reste qui maintenant, Bill Gates ? Mais bon, il avait prévenu... Dans son livre " Moon Walk ", il prédisait qu'avec son âme d'enfant, la vieillesse ce n'était pas pour lui. Il a tenu parole ce con.

Et moi, pas plus malin, je me remets " Man in the Mirror " et je pleure comme le gamin que j'étais malgré tout le temps passé depuis à écouter du heavy métal velu ou du punk hardcore... Adieu donc Mister King of Pop, tu m'excuseras mais j'ai plus de mots qui se traduisent par écrit et je ne vais pas tarder à mouiller le clavier si je continue à taper comme ça sans m'essuyer les yeux. En fin de compte, c'était peut être un peu plus qu'un homme ce gars là.

" If you want to make the world a better place, take a look at yourself and then make a change "

Michael Jackson (1958-2009)
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