Machine Head au Zénith - 23/11/11

Par Scred | le 25/11/2011 | Les autres articles sur le Métal

Machine à coups
C’est la semaine de la prise de tête au Zénith car après Motörhead, voici que débarque l’autre « Head » du rock velu américain, Machine Head, en bonne compagnie puisque dans le cadre de cette tournée dite « The Eighth Plague » (ça promet), le groupe de Rob Flynn est accompagné par pas moins de trois autres groupes dans son entreprise de destruction de cervicales pour cause de headbanging forcené !
Machine Head au Zénith - 23/11/11 Des death métalleux de Darkest Hour, nous ne pourrons rien vous dire, étant arrivés trop tard pour assister à leur concert programmé presque en matinée, mais juste à temps pour applaudir le groupe qui me faisait le plus saliver sur cette affiche, j’ai nommé Devildriver. En effet, les californiens emmenés par l’ex-Coal Chamber Dez Fafara nous avaient enthousiasmé avec leur dernier album « Beast », véritable concentré d’énergie brutale et de groove, et nous étions plus qu’impatient de découvrir le bête sur scène. Un sentiment conforté dès les premières minutes du set de Devildriver d’ailleurs, entamé tambour battant par un « End of the line » tonitruant !

Les mecs sont parfaitement en place malgré un son laissant pas mal à désirer, et compensent la mauvaise qualité de l’acoustique par une violence dans l’exécution tout à fait réjouissante… Enchaînant la plupart des singles extraits de leurs premiers albums (« I Could Care Less », « Not All Who Wander Are Lost », « Clouds Over California »), ils ne joueront de leur dernier album que « Dead To Rights » au début de leur set forcément de courte durée, ce qui est fort dommage mais compréhensible vu leur place dans l’ordre de passage des groupes, un ordre qui lui ne l’est pas vraiment, compréhensible.

En effet, Bring Me The Horizon qui leur succède sur scène ne récolte pas beaucoup d’adhésion de la part du public, c’est le moins que l’on puisse dire ! Le Metalcore joué par les anglais au look partagé entre les BB Brunes et Justin Bieber que sont BMTH (on aime les acronymes chez les jeunes d’aujourd’hui) est tout au plus tolérable, et encore… Du coup, une bonne partie de la salle en profite pour aller aux toilettes (rapport de cause à effet ?) et refaire le plein de boisson mousseuse à base de houblon afin de se préparer comme il se doit à la décharge d’adrénaline promise par tout concert de Machine Head qui se respecte.

Et nous ne serons pas déçus ! Rob Flynn et ses acolytes se montrent sous leur meilleur jour, souriants, contents d’être là et de porter avec eux leur excellent nouvel album, « Unto The Locust » dont ils joueront de larges extraits, à commencer par les deux titres d’ouverture, « I Am Hell » et « Be Still and Know ». La qualité du son s’est grandement améliorée, tout comme le volume général que les protections auditives peinent à atténuer, ce qui est toujours bon signe ! Alternant intelligemment titres récents (« Locust », « This is the End », « Aesthetics of Hate » dédicacée à Dimebag Darrell, « Beautiful Mourning ») et grands classiques (« Bulldozer », « The Blood, The Sweat, The Tears », « Ten Ton Hammer »), Machine Head impressionne par sa puissance et l’immuabilité du mur du son qu’ils construisent depuis bientôt 20 ans.

Rob Flynn harangue la foule comme à son habitude dans la grande tradition du genre, pousse au crime en appelant au circle pit, encourage le public à grands coups de « Headbang Motherfuckers » pendant les deux derniers titres, « Halo », dernier extrait de « The Blackening », leur précédent album, et le mythique « Davidian », rescapé de la période préhistorique de Machine Head, dont on peut apprécier l’évolution du style au cours des années. A partir d’un thrash presque expérimental, ils ont su forger un heavy metal brutal et sans concession qui ravira encore longtemps leurs fans, venus nombreux ce soir et qui anticipaient déjà leur prochaine rencontre avec le groupe cet été en festival, les pronostics allant bon train… Sonisphère ? Hellfest ? Wacken ? A suivre…
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