Little Caesar - "Redemption"

Par Scred | le 05/01/2010 | Les autres articles sur le Hard Rock

On the Road Again
Faites chauffer le moteur et ressortez les couleurs de votre club de motards préféré, Little Caesar est de retour !
Little Caesar - "Redemption" Qui ?

Comment, vous n’avez jamais entendu parler de ce gang de tatoués ? Vous connaissez certainement Ron Young, leur chanteur, sans le savoir... Il s’agit de l’un des bikers qui se prend une avoine par Arnold Schwarzenegger au début de Terminator 2 ! Et oui, le monde est petit.

Outre cette participation prestigieuse à l’un des meilleurs films fantastiques de tous les temps, Ron Young est donc également la voix de Little Caesar, responsables en 1990 d’un album éponyme à la limite de la perfection. Du rock de biker comme on dit, mêlant blues et hard rock sur un fond de soul torride (leur reprise du « Chains of Fools » d’Aretha Franklin reste une référence du genre), « Little Caesar » s’écoute sur la route, sans casque, avec un paquet de mouches écrasées sur les dents tant il est impossible de ne pas afficher un sourire béat à l’écoute de cette musique éprise de liberté.

L’histoire paraissait belle, mais malheureusement leur second album (« Influence » - 1992) ne rencontra pas son public. Il faut dire qu’il ne cassait pas trois pattes à un canard non plus ! Résultat, on pensait le groupe disparu des highways pour toujours, un beau souvenir envolé dans un nuage de poussière du désert californien...

Or , surprise, voilà que Little Caesar nous revient en 2009 avec un album au titre évocateur, « Redemption », titre fort judicieusement choisi tant le résultat est à la hauteur des attentes. Comme si les quelques vingt ans depuis « Little Caesar » n’avaient jamais existé, Ron Young et sa bande nous offrent le petit frère de leur premier album, construit sur la même structure. Dix titres, deux ballades (« Redemption » et l’excellent « That was yesterday » fort à propos) et deux reprises mixées dans un medley hallucinant (« Every picture tells a story » de Rod Stewart enchaîné au « Happy » des Rolling Stones), le tout bien au chaud dans un écrin de rocks sauvages aussi rutilants que les chromes d’une Triumph, inspirés par les Stones (encore eux) ou Creedence Clearwater Revival ( « Same Old Story »).

La voix de Ron Young est toujours aussi rocailleuse et chaude, comme quoi c’est vraiment des conneries ce qu’on raconte sur le Jack Daniel’s et le groupe derrière lui est au taquet malgré les changements de line-up . Seul petit bémol à l’affaire, le disque est introuvable en France, vous serez obligés de le commander par internet ou de l’acheter sur iTunes, tout comme le reste de la discographie du groupe par ailleurs. Un scandale ! Au lieu d’importer à grand frais les premiers albums de Michael Bolton, nos disquaires feraient mieux d’écouter ce « Redemption » histoire de hâter la leur...

Y’a urgence !
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