KISS - Hellfest 2013

Par Manue Fée C. | le 22/08/2013 | Les autres articles sur le Métal

Samedi 22 Juin - Mainstage 1
KISS - Hellfest 2013 « Welcome to the show » ! C'est sur ce refrain du premier morceau « Psycho circus » en guise d'ouverture toute trouvée, que débute un set aux allures de blockbuster américain, prouvant que la réputation du « hottest band on the world » n'est pas usurpée par les vétérans du glam rock : Kiss ! Au milieu de cette foule, tellement dense qu'il n'était plus possible, à 23h ce samedi, de s'y mouvoir même d'un mètre, leur côte de popularité ne semble en aucun cas sur le déclin. La plaine clissonnaise s'est remplie en ce second jour de Hellfest, de visages maquillés de blanc, étoiles noires en vedette, paillettes, et costumes argentés plus ou moins bedonnants selon l'âge du représentant de la « Kiss army » qui l'arbore. Côté scène, la structure araignée de métal géante, installée depuis la veille, trônant au dessus de la MainStage 1, sert habituellement de base au lightshow de kiss.
Mais ce soir nous n'aurons pas le plaisir de l'admirer : il y aurait eu un souci d'ordre technique ou un problème lié à la taille de la scène. Ceux qui ont déjà vu les pattes de ladite bestiole normalement mobiles pendant le concert ne pourront que partager la déception de constater que ce soir, cette belle mécanique restera désespérément fixe, et c'est donc une araignée version nature morte qui éclairera le concert. Après un rapide baisser de rideau noir, les musiciens apparaissent déjà sur scène lorsqu'il est relevé, hormis Eric Singer en pleine action derrière les fûts de sa batterie, dont la plate-forme montée sur vérins à une dizaine de mètres de hauteur redescend des sommets jusqu'à sa place sur la scène. Les quatre lettres KISS s'illuminent de toute leur hauteur, les effets visuels retransmis sur l'écran géant donnent une dimension des plus dynamique au show, plus même que ce qu'il se passe véritablement sur scène. Mais ça fonctionne, les effets sont impressionnant et l'énergie qu'il s'en dégage fait sont effet, nous en mettant plein les yeux, à défaut de satisfaire musicalement les plus exigeants. Entre autres, Paul Stanley le « Starchild », du haut de ses quarante ans de carrière, ne semble plus capable d'assurer les morceaux les plus techniques, il semble que le maximum soit fait pour économiser sa voix. Ce sont Gene Simmons le « démon », les chœurs, ou le parterre des fans eux-même, extatiques, qui prennent désormais le relais, et ce, dès le second morceau du set. « Shout it loud » entraîne la foule qui chante sans se faire prier. Le déluge d'effets est intense, incessant, leur enchaînement ne laissant pas une seconde de répit tout au long du set. Et même si cette débauche de moyens peut paraître grossière, la générosité du show compense largement un manque logique de naturel et de spontanéité. C'est à voir au moins une fois dans sa vie : Gene crachant du feu (sur « War machine ») ou jouant le lézard sanguinolent avec ce bifteck qui lui sert de langue sur son solo de basse (celle en forme de hache bien sûr). Le solo de Tommy Thayer qui lance des feux d’artifice depuis le manche de sa Les Paul, et qui se transforme en duel pyrotechnique avec Eric Singer, le batteur qui disparait sous un déluge de feu d'artifice et qui, pour répondre, sort un bazooka et lui tire dessus. Paul Stanley lui, se suspend à une tyrolienne qui traverse toute la foule, perché à 3 mètres au-dessus de nos têtes pour rejoindre une mini scène placée en vigie face à la Mainstage, d'où il chante “Love Gun”. Il revient par le même moyen, coinçant une platformshoe dans un simple étrier qui coulisse sur un câble, le tout sans aucune sécurité, la guitare en bandoulière. Gene et Tommy se retrouvent attachés chacun sur sa plateforme au bras téléscopique, qui montent et avancent au-dessus de la foule, ils jouent perchés juste au-dessus des fans en délire, sous une pluie de confettis recouvrant toute l'esplanade des Mainstages (et qu'on retrouvera voletant dans l'air clissonnais jusqu'à la fin du festival).
Kiss, grands maîtres du shock-rock, tout en maquillages, costumes et scénographie, ont offert un show énorme. Seul regret : l’absence du tube hard-disco “I Was made For loving You”. Le groupe a un sens du show exorbitant, tout y est : postures, maquillage, tenues, feux d'artifices, fumigènes, installations scéniques acrobatiques, hémoglobine, guitares fumantes, strass et paillettes. Un moment unique, une sorte d'arrêt sur image avec tous les clichés du genre … tout ce que l'on adore, comme des gosses, sans oser l'avouer !


Setlist Kiss - Hellfest 2013

Psycho Circus

Shout It Out Loud

Let Me Go, Rock 'N' Roll

I Love It Loud

Hell or Hallelujah

War Machine

Deuce

Say Yeah

Shock Me / Outta This World

Guitar and Drum Solos

Bass Solo

God of Thunder

Lick It Up

Love Gun

Rock and Roll All Nite


Rappel:

Detroit Rock City

Black Diamond

God Gave Rock 'n' Roll to You II
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