Kids In Glass Houses - "In Gold Blood"
Par Scred | le 21/11/2011 | Les autres articles sur le Rock Indépendant
A(Pop)Calypse
Dernier avatar en date de la vague de groupes gallois en provenance de Cardiff qui déferle depuis un bon moment sur le Royaume Uni (Manic Street Preachers, Stereophonics, Funeral For A Friend ), les Kids In Glass Houses avaient déjà attiré l’attention du public avec leur pop punk efficace, prouvant que point n’était besoin de vivre sous le soleil de Californie pour pondre des ritournelles entrainantes… Seulement voilà, la fin du monde est proche et la fête est finie.
Présenté comme un concept album tournant autour du thème d’une société à la dérive, entre Mad Max et Soleil Vert, « In Gold Blood » (excellent titre), troisième album en date des Kids In Glass Houses, relègue les deux précédents efforts du jeune groupe au rang d’amusettes sympathiques, tant leur ambition de passer à la vitesse supérieure est évidente dès la première écoute… Eternel syndrome du troisième album, s’il n’est pas celui de la maturité alors il sera le dernier, on connaît la rengaine.Et force est de constater que la règle s’applique assez bien à « In Gold Blood ». Dès le titre d’ouverture qui donne son nom à l’album, Kids In Glass Houses annonce la couleur, une couleur beaucoup très sombre histoire de prévenir l’auditeur d’entrée de jeu, on est pas là pour rigoler. Vocaux écorchés, riff involontairement (ou pas) emprunté aux collègues américains de The Killers, le ton est donné.
Le trio « Teenage Wonderland »/ « Diamond Days »/ « Not in this world » qui suit fait encore monter la pression d’un cran, très intelligemment mixés dans la continuité, et nous offre une collection de mélodies simples et accrocheuses comme autant d’écrins idéals pour des paroles un brin plus graves que ne semble le dire la musique. On parle fanatisme religieux, difficiles relations sociales, avant d’aborder un peu plus tard les catastrophes naturelles sur l’étonnant « Only the Brave Die Free », un morceau qui sent le single à plein nez et qui réussit le pari de glisser sur un air de Coldplay un petit message discret, « New Year’s day, make a resolution, start a revolution ». Rien que ça.
Et en parlant de singles, « In Gold Blood » n’en manque pas même si l’album gagne à être écouté dans sa continuité… Le premier du lot, l’évident « Animals », se distingue immédiatement et évoque les très regrettés écossais de The Music (et leur « The Truth is no Words ») quand « Annie May » renoue avec un pop punk plus classique, du genre que l’on adore fredonner sous la douche, ce qui n’a rien de péjoratif puisqu’on y passe tous au moins une fois par jour !
Au final, « In Gold Blood » est un album cohérent, qui risque peut être de surprendre les fans de la première heure des Kids In Glass Houses… ou pas puisque finalement, ces derniers ont également grandi et mûri avec leur groupe fétiche ! Toujours est-il que « In Gold Blood » était ce qui pouvait arriver de mieux en terme d’évolution pour nos jeunes gallois. Le problème sera de donner une suite à cette évolution car si franchir la cap du troisième album est toujours un challenge, ne pas commencer à se répéter sur le quatrième en est un autre…
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