Joe Elliott's Down n' Outz - "My Regeneration - Part 1"

Par Scred | le 28/12/2010 | Les autres articles sur le Hard Rock

Reprises multiples
Je passe souvent pour un blaireau en société lorsque je parle de ça mais tant pis, il faut que ça sorte… J’ai un aveu à vous faire chers lecteurs, je suis un fan inconditionnel de Def Leppard ! Je vois d’ici les plus jeunes ouvrir de grands yeux, Def quoi ? Leppard les enfants ! Le plus grand groupe de Hard FM de tous les temps, responsable d’albums magiques tels que « High n’ Dry » (1981) ou « Hysteria » (1987) et caractérisé par des mélodies imparables soutenues par des chœurs fédérateurs et par la voix de leur chanteur, Joe Elliott.
Joe Elliott's Down n' Outz - "My Regeneration - Part 1" Le timbre de Joe Elliott a ceci de particulier qu’il navigue toujours entre deux eaux, à la fois aigu et hargneux, limpide et rocailleux. Et ce timbre, je ne pensais plus l’entendre avant longtemps étant donné que Def Leppard ne semble pas avoir envie de remettre le couvert après un album relativement médiocre paru il y a quelques années… Sauf que voilà, Joe Elliott s’ennuie ferme dans sa retraite forcée. Du coup, lorsqu’on lui propose d’assurer la première partie de la série de concerts de reformation de Mott The Hoople, le groupe de Ian Hunter et l’une de ses références ultimes, il n’hésite pas une seconde !

Il recrute rapidement les anciens membres des Quireboys (encore un excellent groupe des années 80 injustement sous-estimé) et monte Down ‘n Outz, une formation à vocation éphémère au départ mais qui, devant l’accueil du public, va vite revoir ses ambitions à la hausse. Quelques mois plus tard l’affaire est pliée et voici que débarque l’album qui nous intéresse aujourd’hui, « My Regeneration Part 1», composé de reprises de Mott The Hoople et de Ian Hunter dans ses autres incarnations (notamment le génial British Lions).

Mott The Hoople, pour vous resituer le truc, est l’un des groupes à l’origine de ce que l’on a appelé le Glam rock, non pas celui de Mötley Crüe ou Ratt mais bien le son originel affectionné par David Bowie période « All the Young dudes » (une chanson qu’il offrira d’ailleurs à Mott The Hoople avant d’en faire le hit que l’on sait), un rock n’ roll classique bénéficiant d’une production énorme, de guitares saturées et de parties vocales héroïques servies par des chanteurs chevelus et hauts en couleurs !

Tout ce qu’aime Joe Elliott si on résume… En conséquence de quoi, le bonhomme se lâche complètement sur les treize titres de « My Regeneration », alternant rocks nerveux propres à faire trembler les stades (« Golden Opportunity », « England Rocks », « One more chance to Run »), ballades à décrocher le papier peint des murs (« Career (no such thing as rock n’ roll) », « Apologies », « 3000 miles from here ») et titres à saveur d’hymnes tels que le dévastateur « By Tonight » ou encore l’étonnant « Good Times » des Easybeats, une chanson que je plaçais déjà très haut dans mon panthéon personnel depuis sa reprise par INXS sur la bande originale des « Lost Boys ». Bon, ça nous rajeunit pas tout ça !

En conclusion, Joe Elliott se fait un gros plaisir avec cet album où il peut enfin réparer ce qu’il considère comme une injustice, à savoir la discrétion qui entoure la musique de Mott The Hoople tout en démontrant que lui aussi ne compte pas pour du beurre (Mott… Beurre… Non je la fais pas ? Bon tant pis !) Un plaisir partagé en tous cas car il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque ! Espérons que cela motive les troupes pour sortir Def Leppard de son hibernation, ce sera ma résolution pour 2011, continuer à espérer le retour du léopard sourd… Quitte à encore passer pour un con !
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