Iron Maiden à Bercy - 27/06/11

Par Scred | le 28/06/2011 | Les autres articles sur le Métal

La guerre des monstres
J’ai un aveu à vous faire, cette chronique ne sera pas, ne pourra pas être objective. Au diable ma conscience journalistique, mon impartialité et ce truc à géométrie variable que l’on appelle l’éthique ! Lorsqu’il s’agit d’Iron Maiden, je cesse d’être un rock critic intransigeant pour redevenir ce que j’ai toujours été, un fan inconditionnel…
Iron Maiden à Bercy - 27/06/11 C’est d’ailleurs là toute la force d’Iron Maiden, ce lien d’affection et de fidélité qui unit le groupe à son public et qui ne s’est jamais démenti, comme le prouve ce Bercy plein à craquer qui retient son souffle lors de l’atterrissage du vaisseau spatial qui servira de scène à nos héros pour cette tournée « Final Frontier »… Et c’est ce titre qui ouvre les hostilités puisqu’on en parle, suivi du premier single « El Dorado », deux titres repris en chœur par la foule qui connaît déjà les paroles, une preuve supplémentaire de la qualité du dernier album du groupe de Steve Harris.

Qu’il me soit permis une remarque, oh trois fois rien, juste comme ça… Nos héros commencent à accuser physiquement leur âge, il fallait bien que cela arrive ! Non pas qu’ils bougent moins sur scène, Bruce Dickinson galope toujours autant, Janick Gers virevolte avec sa guitare et Steve Harris squatte chaque haut-parleur de retour comme à son habitude ! Non, le truc c’est qu’ils commencent à s’empâter légèrement, comme tout bons anglais qu’ils sont… La bière, ça se paye un jour, forcément !

Mais qu’importe… Dès les premières notes de « 2 minutes to midnight », c’est trente ans d’histoire du métal qui défilent devant les yeux du public qui hurle son bonheur à chaque refrain ! Bruce Dickinson ne montre aucun signe de faiblesse vocale, ni même de difficulté à retrouver son français lorsqu’il nous remercie pour notre fidélité en annonçant que « The Final Frontier » vient d’être certifié disque d’or en France… Suivent deux des meilleurs titres de l’album qui viennent confirmer tout le bien que nous en pensons, « The Talisman » et le génial « Coming Home ».

L’arrivée de la faucheuse en fond de scène annonce le désormais classique « Dance of Death », suivi de l’inévitable « The Trooper », une preuve supplémentaire que les vieux titres de la vierge de fer se marient admirablement bien avec les récents, comme « The Wicker Man » et « Blood Brothers » qui font rugir de plaisir les fans qui font trembler les gradins en reprenant les paroles à pleins poumons !

Dernière incursion intergalactique avec « Where the wild wind blows » avant de commencer la distribution des cadeaux, « The Evil that men do » qui voit Eddie faire sa première apparition sur scène sous la forme d’un alien qui s’amuse à venir titiller les musiciens pour finir affublé d’une guitare (!), puis un « Fear of the Dark » chargé d’émotion avant de déclencher la tempête sur le titre emblématique « Iron Maiden » où un monstre gigantesque vient prendre possession du fond de scène… Certes, on a un peu l’impression de voir l’une de ces créatures qui ornaient les trains fantômes de notre enfance mais que voulez-vous, ça marche à tous les coups !

Le rappel est sans surprises, avec le trio « The Number of the Beast »/ « Hallowed be thy name »/ « Running Free », mais en même temps c’est très exactement ce que nous avions envie d’entendre ! Une fois de plus, Iron Maiden a démontré d’une manière éclatante que dans l’univers du heavy metal il y a eux et les autres, loin derrière, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Up the Irons !
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