Interview The Four Horsemen - Divan du Monde

Par Finnlord | le 12/05/2014 | Les autres articles sur le Métal

Interview de trois french cavaliers de l’apocalypse !
Pour la sortie du DVD officiel de Metallica: Through The Never, le tribute band français : The Four Horsemen est présent pour un concert exceptionnel! A quelques minutes de démarrer le show, dans un Divan du Monde sold out, François, Ludo et Guillaume reviennent sur leurs dix années de carrière.
Actumusic : Bonjour messieurs. Pour nos lecteurs, dites-nous comment vous est venue l’idée du groupe ?
François : C’est Ludo et Guillaume…
Ludo : Oui, c’est moi qui ait eu cette idée, il y a maintenant presque onze ans. Je m’étais dit que ça aurait été sympa de faire un groupe de reprises de Metallica, parce que j’adorais Metallica. Et j’ai commencé la musique avec Metallica. J’ai trouvé très marrant de faire ça, une fois par an, pour la fête de la musique, tout simplement. Et à cette époque je donnais des cours à Guillaume, l’autre guitariste en fait, qui est sur scène avec nous. Je lui ai dit, tiens, ce projet la çà t’intéresserait ? Il m’a répondu : ouais, carrément. Et voilà, faut demander à François, son meilleur pote depuis qu’ils sont gosses… donc il a dit, si on fait un groupe de reprises de Metallica, çà ne peut pas être sans François et voilà ! Il y avait déjà les trois d’origine et puis après, comme ils connaissaient tous les deux un batteur, il est venu se greffer ! Il est resté quelques temps…
François : Le premier batteur, Boris, est resté pour le premier concert, puis le deuxième Eric, est resté deux ans dans le groupe, puis le dernier Yves Marie joue maintenant depuis sept ans avec nous. Le line up est fixe depuis ce temps.

AM : Quels sont les objectifs du groupe ?
F : S’éclater !
L : S’éclater ! Se faire plaisir, faire partager la passion de Metallica à tout le monde ! A ceux qui l’aiment déjà et qui n’ont pas forcément l’occasion d’aller voir Metallica sur scène, parce que c’est loin ou cher. Se retrouver tous ensemble à faire la fête, sous le couvert de Metallica !
F : Le plaisir de la musique en fait ! On a de la chance d’avoir une salle blindée comme ce soir (Divan du Monde), on veut juste s’éclater, pour reprendre du Metallica et encore s’éclater !
L : Pour répondre à ta question, en termes d’objectifs, ceux qu’on s’était fixés il y a 10 ans ne sont pas du tout ceux qu’on a atteints maintenant. On aurait jamais imaginé jouer au Zenith, au Hellfest, faire des festivals comme çà, comme le Motocultor, faire salle comble au Divan du Monde… la tournée des 10/11 ans était sold out tout le temps, sur toutes les dates, faire un DVD… Bon, voilà pour nous… c’est fou. Quand j’avais proposé le plan à Guillaume, et à François, c’était pour faire la fête de la musique une fois par an ! Et après, ça s’est passé différemment ! On est juste à des années lumières en positif de nos objectifs de base.

AM : Et pour le futur alors ?
L : Stade de France je crois ? (rires) Non après, c’est toujours s’éclater, faire le plus de concerts possibles, de villes, de s’éclater, de partager… le plus de monde possible.
F : Le seul objectif, c’est l’éclate. On varie la setlist, à chaque concert. On apporte des nouveaux morceaux tout le temps… de faire en sorte que les gens s’éclatent. Et après, on a un objectif personnel, c’est d’améliorer l’interprétation et la prestation live du groupe. Et se rapprocher de quelque chose le plus professionnel possible !
L : C’est quelque chose d’atypique. On a mis en place au fil du temps la volonté de faire ce que Metallica ne fait pas sur scène. C’est vrai que maintenant ils ont tendance à refaire des vieux morceaux… on s’était fait une marque de fabrique de jouer des morceaux un peu inédit, un peu old school. Et d’essayer de faire des choses que même eux n’ont pas encore faites !

AM : Alors peut-on espérer des chansons nouvelles ce soir ?
L : Ce soir…
F : Ce soir c’est particulier, on ne joue pas très très longtemps, 1H/1H15, ce qui est assez peu. On a l’habitude de jouer 1H30 voir 2H. Metallica c’est un groupe qui a 10 albums, 180 morceaux, donc c’est toujours difficile de taper dans toutes les ambiances ! Ce soir on a fait une setlist assez typique : 50% standard, 50% plus ou moins rareté. Il y a pas de morceaux incroyablement rares ce soir mais y’a des titres comme My Friend Of Misery, Disposable Heroes, Lepper Messiah… Voilà et à côté de Master Of Puppets, Seek and Destroy…
L : Y’avait aussi çà à gérer. Dans le DVD de Metallica, y’a déjà beaucoup de morceaux (NDLR : le groupe joue ce soir pour la sortie du DVD officiel Through the Never). Il fallait éviter de faire des doublons, il fallait éviter forcément ces 8 ou 10 morceaux…
F : Y’a un titre, Master, que l’on joue aussi.
L : On ne peut pas monter sur scène sans jouer Master Of Puppets… je pense

AM : La reconnaissance par Metallica France a-t-elle été la bienvenue ?
F : Oui c’est génial !
L : L’extase !
F : Le fait d’avoir pu se greffer sur ce projet, et être associé à un évènement officiel de Metallica, parce que c’est ça le truc, c’est un DVD officiel ! On est contacté pour faire cette soirée-là, on trouve çà mortel ! La salle est géniale… et dans le cadre de la communication, c’est posté sur facebook… et évidemment, voir le logo de mon groupe, sur la page de Metallica… c’est bon !

AM : Alors comment avez-vous fait pour décrocher cette date ?
F : Ca s’est fait d’une manière assez simple. Sur la promo du DVD, y’avait un certain nombre de médias en rapport avec la maison de production. Et moi, je connais pas mal de médias, il y a des gens qui leur ont soufflé que l’on était un tribute band, que c’était pas mal et que l’on pouvait peut être le faire avec nous. J’ai été mis en contact avec la prod et on a monté le projet ensemble. Voilà, par affinité ! Et au bout d’une dizaine d’années, la notoriété du groupe a permis de ! Les gens viennent vers nous quand ce type de projet se met en place !

AM : Et ça vous met pas trop la pression d’être en première partie d’un DVD officiel ?
F : Non, mais y’a toujours une pression. Ce soir y’a une niche, y’a que des fans de Metallica, et bon y’a une pression semblable à chaque concert. On veut bien faire et s’éclater !

AM : Vous présentez le DVD, on suppose que vous l’avez vu…
F : Oui oui oui ! C’est un super concert de Metallica, filmé en 3D, complètement fou, reprenant tous les éléments scéniques des 20/30 dernières années de Metallica ! C’est assez impressionnant ! Avec un peu de fiction !

AM : Est-ce que vous voulez nous donner votre interprétation de la fin du film ?
F : Mais oui, c’est simple, c’est une libre interprétation de chacun ce qu’il y a dans ce sac ! Il y a ce que tu veux qu’il y ait ! Pourquoi on ne le voit pas, parce que le réalisateur… il veut que le spectateur se demande ce qu’il y a dedans ! Que ce soit Cliff Burton… ou un DVD des Four Horsemen, ce qui est très probable d’ailleurs ! (rires)

AM : Si vous deviez choisir quelques chansons de Metallica
L : Fade To Black pour moi, l’un des favoris, voir LE.
F : No Remorse. Et toi mon cher Guillaume (Guillaume, l’autre guitariste nous a rejoint)
G : Pas forcément les plus connus car on les a trop attendu : Ride The Lightning, Disposable Heroes… Justice For All, où les thèmes étaient précis des thèmes de société, moins persos !

AM : Comment expliquez-vous votre succès, sans avoir sorti un CD ?
F : Ca n’a aucun intérêt de sortir un CD, vu que çà serait forcément moins bien ! À tous les niveaux, son, interprétation… on s’en fout. On a fait un DVD pour nos 9 ans, c’est plus un souvenir pour le groupe, pour la promo… on n’a pas l’ambition… Ce serait tristoune pour un tribute de sortir un CD. Tout le monde s’en tape, autant écouter Metallica… On ne cherche pas à devenir le groupe officiel. On veut continuer à se marrer… rester le plus cool possible.
L : Si les gens viennent nous voir aussi, c’est parce qu’il y a une sorte de proximité qu’il n’est plus possible d’avoir avec Metallica. On joue des morceaux qu’ils adorent d’une part et il y a l’énergie… et tout çà. Même nous, il n’y a pas la même proximité quand on va voir Metallica que quand on est dans une petite salle avec 500 personnes.
F : Ce qui est normal ! Des fans pour les fans !

AM : Avez-vous accompli le rêve de rencontrer Metallica ?
L : François plein de fois ! Moi jamais ! Çà reste l’un de mes buts !
F : Je les ai rencontré en 2006 de les rencontrer suite à un concours, puis après j’ai eu des histoires assez folles comme rencontrer Robert Trujillo à la pizzeria à côté de chez moi dans le 92… ou Kirk Hammett en 1998, quand on avait fait signer nos guitares pour la promo de Garage Inc. à Fun Radio ! C’est bizarre çà ! Et quand je les ai rencontré pour la dernière fois, je leur ai offert un CD de The Four Horsemen… je m’attendais pas à ce qu’ils le regardent bien évidemment, mais voilà ! C’était pour le geste. D’ailleurs, j’espère qu’ils ne l’ont pas regardé… parce que ce n’était pas parfait !

AM : Pour finir, quelle est la question que l’on ne vous pose jamais en interview et que souhaiteriez qu’on vous pose ?
F : Moi, on ne me parle jamais de Coton, mon chat ! C’est une légende, et il mérite plus de visibilité… Mais… çà n’a aucun rapport avec le groupe. (rires) Sérieusement on a déjà de la chance de faire des interviews et que les gens s’intéressent à nous !

AM : Alors question vraiment à la con, pas trop déçu que Coton ne rentre pas dans ta Hellfest Cult box ?
F : C’est vrai, il ne rentre pas, je suis déçu, mais bon, il a une autre boîte pour dormir donc ça va !

AM : Merci à vous pour cette interview les Four Horsemen !
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