Interview Roy Mayorga - Hellfest - 20/06/10

Par Scred | le 29/06/2010 | Les autres articles sur le Métal

Grosse Frappe
Dernier jour de festival, les corps sont meurtris, la fatigue se fait sentir mais cela n’empêche pas les journalistes venus de nombreux pays de se presser dans le media center afin de glaner les dernières réactions des musiciens avant qu’ils ne montent sur scène…
Interview Roy Mayorga - Hellfest - 20/06/10 En attendant l’arrivée de mon client, je flâne entre les boxs où je reconnaît les membres de Slayer fins prêts à en découdre, ainsi que Ben Barbaud, le taulier du Hellfest, qui répond aux interviews sur le thème « merci aux cathos pour toute la publicité gratuite qui ont fait de cette édition 2010 un succès historique pour le festival » !

Drôle, et tellement vrai…

Mais fini de rire, car voici Roy Mayorga qui s’avance, lunettes noires sur le nez, arborant un look de pistolero mexicain tout à fait assorti à sa réputation de mercenaire du métal. Rencontre avec une grosse frappe…

Actumusic : Bonjour Roy ! Vous êtes le batteur de Stone Sour depuis l’album « Come What(ever) May », un album qui a été récemment réédité avec de nombreux titres bonus, tout comme son prédécesseur. Avez vous été aussi productif pendant l’enregistrement de « Audio Secrecy », votre prochain LP ?

Roy Mayorga : Je n’étais pas sur le premier album donc je ne peux pas vraiment en parler… Pour le second, nous avions 18 chansons et nous avons décidé d’entre mettre certaines de côté en vue d’une édition spéciale de l’album, comme nous le ferons également pour le prochain. On aime vraiment tous nos morceaux, il n’y a pas de titre de remplissage, ils sont tous bons ! On va donc en mettre une douzaine de côté pour l’album, les meilleurs, et on sortira le reste un peu plus tard.

A : Certains des membres de Stone Sour font partie d’autres groupes, comme Slipknot par exemple…

R.M : … un groupe avec lequel je n’ai rien à voir ! (rires)

A : Certes ! Mais je voulais surtout savoir si la popularité d’un groupe comme Slipknot aidait Stone Sour à attirer le public ou si au contraire, vu la différence de musique entre les deux formations, cela était un handicap ?

R.M : Sans aucun doute cela a aidé au départ à attirer l’attention des gens, nous avons tout de même deux membres de Slipknot au sein de Stone Sour (Corey Taylor, chant, et James Root, guitare ndlr), mais les fans savent faire la différence. Par contre, beaucoup ignorent que Stone Sour existait bien avant Slipknot, depuis 1991 ou 1992 en fait. Puis le groupe s’est mis entre parenthèses lorsque Corey et James sont partis fonder Slipknot. Ce n’est que lorsqu’ils ont trouvé un peu de temps libre qu’ils ont pu relancer leur ancien groupe en se disant un truc du genre « et si on enregistrait des morceaux avec Stone Sour, juste pour voir ce qui se passe ? » Depuis, Stone Sour n’est plus du tout un side –project, c’est un groupe à part entière. Je suis sûr que beaucoup de gens se posent la question mais je te jure que c’est vrai, nous sommes cinq membres qui participons tous à l’écriture des chansons, Stone Sour va sortir son troisième album, il n’y a pas d’ambiguïtés.

A : C’est noté ! Parlons un peu de ce nouvel album, « Audio Secrecy »… Quel sera le premier single extrait du disque ?

R.M : Je ne sais pas si ce sera pareil ici et aux Etats-Unis mais là-bas, ce sera probablement « Say you’ll haunt me », un morceau très rock, très efficace…

A : Il y a beaucoup de styles différents sur « Audio Secrecy », des titres très heavy comme « Mission Statement » mais aussi des ballades très réussies (« Hesitate ») ou encore des morceaux punk rock (« Unfinished »). Comment définirais-tu le style de Stone Sour ?

R.M : En fait, on pourrait parler d’un mélange très éclectique de styles, tous les cinq nous avons des goûts très différents et chaque chanson reflète bien cela. Malgré tout, au final, on ne trouve pas sur l’album ma chanson, ou la chanson de James ou celle de Corey, chaque chanson est une chanson de Stone Sour et cela se ressent bien je pense. Quand on travaille ensemble, les particularités de chacun s’additionnent et ça devient du Stone Sour !

A : Ce n’est pas la première fois que tu montera sur la scène du Hellfest…

R.M : En fait, cela sera la quatrième fois ! Une fois avec Stone Sour, une fois avec Soulfly et l’an dernier avec Amebix, plus cette année, ça fait quatre…

A : Qu’y a t il de particulier dans ce festival ?

R.M : L’atmosphère, sans hésitation ! Les groupes se retrouvent ensemble, il y a des échanges, les organisateurs gèrent bien le truc et comme je suis là presque chaque fois, je peux te dire que le festival grandit de plus en plus d’année en année, c’est génial ! L’an passé, c’était la première fois que je voyais la nouvelle installation avec les deux main stages et tout le reste, ils tiennent vraiment le bon bout, c’est cool pour eux ! En tous cas, moi, j’adore jouer ici, on est bien reçus… C’est également vrai pour la France en général !

A : Vous comptez venir nous rendre visite prochainement en tête d’affiche ?

R.M : Oui, absolument, en Novembre si tout se passe bien. On passera un mois et demi en Europe et on viendra faire un concert à Paris, au Bataclan si j’ai bonne mémoire, c’est toujours là qu’on joue, c’est une bonne salle ! Ou alors l’Elysée Montmartre ? Je ne sais plus, on verra bien ! (rires)

A : Tu étais le premier batteur de Soulfly, tu es également passé par Sepultura, comment as-tu atterri dans Stone Sour ?

R.M : C’était une sorte d’accident. C’est le producteur Nick Raskulinecz qui est à l’origine de mon “transfert”! Il m’a appelé à Los Angeles alors que j’étais en répétition avec Sepultura avec qui je tournais à ce moment là. Il avait besoin de moi pendant quatre jours en studio avec Stone Sour. J’ai appris les morceaux assez vite étant donné qu’ils avaient déjà écrit les parties de batterie, il leur manquait juste le batteur. Une semaine plus tard, après la fin de la tournée de Sepultura, ils m’ont rappelé et m’ont proposé de rejoindre le groupe, c’est aussi simple que ça !

A : Donc maintenant, c’est Stone Sour et rien d’autre, plus de changements en vue ?

R.M : Dieu merci non ! J’ai été un batteur mercenaire toute ma vie, il était temps que ça s’arrête ! J’ai toujours été à la recherche du groupe qui pourrait m’accueillir et avec qui je pourrais construire quelque chose, avec un système de fonctionnement qui me conviendrait et ce groupe est enfin venu à moi.

A : Merci Roy, et bon concert !

R.M : Merci !
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