Hellfest 2016 - Day 2

Par GnoK | le 21/09/2016 | Les autres articles sur le Métal

Samedi 18 Juin


Le réveil est difficile, et c’est dans un coma sonique que mon cerveau embrumé par mes acouphènes capte des bribes de conversations sur le chemin du Fest : « Moi j’ai dansé une macarena géante devant Rammstein. Ouch ça fait mal, et ce n’est pas le vacarme rythmique de DROWNED qui va arranger les choses. Enfin bon je relativise après qu’un de mes informateurs m’ai vaguement débriefé sa nuit dernière au Metal Corner. Je vous épargne les détails éthyliques, méphitiques et syphilitiques pour ne garder que les anecdotes sur son chemin du retour vers le camping, en effet des historiens autoproclamés mettait en place une reconstitution approximative de ce qu’un médiéviste pourrait qualifier de « joute ». Un quidam ordinaire lui se contenterait d’un pudique « des abrutis dans deux caddies qui se foncent dessus ».



LOUDNESS
C’est un peu par hasard que je m’arrête pour capter les premières notes du set. Ouais et aussi parce que le groupe est japonais. La scène rock et métal du Soleil levant m’a toujours fasciné avec ses côtés rock rétro assumé et un look qui rappelle fidèlement les heures glorieuses du hard et du glam.
Crazy Nights ouvre le bal et c’est un titre fort à propos vu le programme nocturne du vendredi. Moi qui m’attendais à un réveil (relativement) calme, je suis accueilli par des riffs denses. Putain mais qui a donc foutu du wasabi dans mon thé vert ? Apparemment je ne suis pas le seul à me shooter avec cette mixture, le guitariste se lance dans un solo interminable comme une descente d’acide.
Chaque morceau fait la part belle à chaque membre du groupe : tout le monde a droit à son plus que quart d’heure de gloire. C’est tellement plus notable qu’en effet la plupart des formations mettent plus en avant le chanteur et le guitariste, laissant un peu le bassiste et le batteur en retrait. De toute façon c’est comme à la colo, y’en a que pour eux autour des feux de camps. Toutes les filles se pâmaient d’admiration en écoutant un Jeux Interdits hésitant. Mais putain je t’en foutrais du vrai interdit, du vrai rock ‘n roll, pas cette pisse d’âne pour midinettes cherchant à s’encanailler avec des Jeunes Pops du XVIème qu’on voudrait latter à coup de Heavy Chains dans la gueule.
Le concert file à une vitesse folle, moi qui comptais juste passer, j’ai été happé par l’énergie débordante. Dans le Nippon tout est bon, j’ai connu pire réveil.

CROBOT
Pute borgne ! Brandon Yeagley, le chanteur de CROBOT est un clone plus jeune de Lemmy, les mêmes appendices capillaires, les mêmes ondulations lubriques d’un satyre de mauvais porno. Et en parlant de porno, devant moi se dresse une muraille de culs engoncés dans des futals moulants aux motifs géométriques que ne renieraient pas une Cindy Lauper reconvertie dans le cubisme.
Je jette un œil fugace (pour la science) et remonte vers leur crinière flamboyante, constatant avec effroi au fur et à mesure de mon ascension mais aussi une certaine excitation que ce sont en faits des mecs. Je comprends mieux pourquoi une femme prend moulte clichés de ces postérieurs excentriques qui se tortillent.
En parlant de ça, Yeagley continue son show, se déhanchant au risque de se déboîter le bassin sur Welcome to Fat City. On se laisse entrainer par le bon hard rock des familles d’Easy Money. Easy Money peut-être mais certainement pas Easy Listening.

ENTRAILS
Pendant que notre sémillant moustachu se démène, juste à côté monte des clameurs rauques, un rapide coup d’œil sur la scène et je constate que Joakim Svensson le lead singer se lance dans une session de headbang frénétique, la limite est ténue entre la scoliose et le blocage des cervicales. Bordel je n’aimerai pas être l’ostéo qui va jouer avec ses jointures. Même si à ce niveau je ferais plus appel à pour un artisan-boucher nivernois, 5ème dan de désossage. Ce set est un véritable étal de charcuterie, un bon gros pêle-mêle foutraque d’abats, boyaux et entrailles balancé sur l’ALTAR en guise d’offrandes très peu vegan à un dieu sombre du Métal. Le morceau In Pieces est digne d’une bande originale de film gore de série Z comme si un grand mixeur avait recraché une farce de viandes diverses : speed, thrash, death et black. Ca ne ressemble à rien mais putain c’est bon comme une fricadelle).
Un chant rocailleux résonne sur Eaten by the Dead. Comment un mec aussi peu corpulent peu avoir une voix aussi caverneuse ? Toute cette tribu préhistorique s’acharne à cogner brutalement sur leurs percussions ou à arracher les cordes de leurs grattes. Je m’enfuis de peur qu’une crise d’atavisme bestial s’empare de mon moi civilisé. Jai pas trop envie de me rouler nu dans la boue en hurlant à la mort comme un clébard enragé.



GLENN HUGUES
Une intro quasi wagnérienne donne le ton. On ne perd pas de temps en fioritures avec Glenn Hugues. Bon en même temps il a un CV qui ferait mouiller un DRH : membre de Deep Purple et Black Sabbath quand même. Même si la formation est « relativement » jeune, le trio est tout sauf composé de débutant. Je dis relativement jeune mais j’insiste sur le fait que Papy Hugues (Heffner) soigne son image de vieux beau gosse avec ses overdoses d’UV et des dents plus blanches que la porcelaine d’une vespasienne neuve. Faut assumer son âge mec ! Mais bon vu l’aisance avec laquelle il performe, on peut se dire qu’il vient d’un âge d’or de la musique.
Sa voix haut-perchée sur Mistreated peut être, comment dire peu audible, mais on ne réchappe pas des années glam sans quelques séquelles, il est tellement dur de s’affranchir de ses repères, de ses modèles et d’une certaine façon de son succès. Mais au final je fais abstraction de ce détail, les riffs s’allongent étirant le morceau à la limite de la déchirure.
Black Country contraste en démarrant sur les chapeaux de roues, on peut se demander si ce n’est pas les ligaments du poignet qui vont se déchirer vu les contraintes qui semblent peser sur ses mains. Mais ce petit medley avec assez de reprises de Deep Purple et de morceaux bien à lui font de ce set un petit bijou pour les fans.



CATTLE DECAPITATION
Putain comment définir le contraste entre Glenn Hugues et cette scène. C’est comme si t’avais besoin d’un défibrillateur, mais que tu n’as que cette énorme enceinte que tu colles sur le cœur, et là t’allume l’ampli. « Dégagez !» et vlan une décharge électrique dans le palpitant. A moins que cela ne serve à étourdir le bétail avant leur décapitation. Le bétail humain bien entendu. Bon j’avoue que c’est uniquement le nom du groupe qui m’a motivé à revenir sur l’ALTAR. C’est simple, dès qu’on me susurre des mots doux comme démembrement ou amputation thérapeutique définitive, j’ai une demie molle.
Manufactured Extinct gronde comme un monstre avide de chair fraîche! Amis gamers fans de Diablo, je vous invite à vous téléporter dans les chambres de la souffrance sur cette musique entraînante et d’aller meuler le Boucher. C’est brutal, bestial, viscéral, que du bonheur. J’ai l’impression qu’on pourrait même briser des os rien qu’avec le son ultra bourrin de Kingdom of Tyrants. J’en devise avec mon voisin, un cousin du techno viking en descente (d’organes). Je ne sais juste pas comment interpréter sa question : « Et tu aimes bien ? ». Que répondre à part : « Ca fait du bien ! »

DISCHARGE
En plein errance à travers le Fest à la recherche d’un son qui puisse réchauffer mon cœur de métalleux je m’approche nonchalamment de la WARZONE, à croire que c’est mon sanctuaire. Enfin il faut relativiser, peut-être un sanctuaire pour anciens punks hardcoreux. Enfin je dis ancien, mais vu la rage et l’énergie que ce groupe dégage, je me demande où est la soupape de sécurité, on a dans les mains ressemble à une grosse bombe de haine au bord de l’explosion. Un peu comme le monde pourri qu’ils décrivent depuis plus de 20 ans avec des titres enchanteurs comme Hell on Earth ou State Violence State Control. C’est un peu brut mais il faut avouer qu’il est toujours plaisant de faire passer un message d’engagement en plus de faire saigner des oreilles.



FOREIGNER
Après mettre fait bien esquinter les oreilles je cherchais un endroit calme pour panser mes blessures, je me dirige donc vers la quiétude des mainstages. Ouais certains puristes diront « Mainstage = Mainstream » mais bon, il faut bien le dire, on les emmerde complètement.
Sur scène le débonnaire Mick Jones fait le show. Le nombre 40 me vient en tête. D’une part c’est l’âge du groupe mais ça pourrait aussi bien être le poids qu’il a pris depuis.
Je sais je suis un connard, mais c’est bien aussi de voir que tous les musiciens ne sont pas des pygmalions à la recherche d’une jeunesse déjà perdue (par une vie un peu trop dissolue). Bon c’est peut-être l’éclairage mais il a une carte de fidélité à Point Soleil vu son bronzage typiquement pas anglais. Alors bon de voir ce type qui pourrait être mon voisin super cool, et bien ça me fait plaisir. A moins que sa ressemblance avec Marc Jolivet qui me le rend sympathique ?
On parlait du climat anglais, et bien la pluie se met à tomber. « It started to rain but I don’t fucking care. Do You? Let’s start that party !» lance t-il avant d’enchainer sur Cold as Ice. Et bien il ne se laisse pas démonter, Papy fait de la résistance ! Bon c’est sûr qu’avec Hot Blooded on est loin de l’insurrection de la WARZONE mais je me surprends à aimer ce rock pantouflard malgré ce gars et son horrible chemise ouverte sur son torse glabre. Cheers mate !



FLESHGOD APOCALYPSE
La vie est une sinusoïdale, variant au gré de ses fréquences infernales. Alors c’est fort à propos qu’après le calme je doive passer à la tempête, et avec un nom de groupe aussi prometteur j’allais en avoir pour mon argent. Et bien qu’elle ne fût pas ma (très agréable) surprise de voir enfin des costumes de scène qui claquent un peu. Oublions les jeans délavés, déglingués, les chaînes, les bracelets de force sur-cloutés, les ceintures , kilts et autres peaux de bête. Ici on porte des fringues de dandy. Bon certes des dandys de grand chemin façon Redingötterdämmurung, mais il faut au moins ça pour être au diapason.
Le morceau Cold as Perfection nous plonge dans leur monde, une véritable symphonie en Doom majeur. Le chant de Paolo Rossi est envoutant et accompagné impeccablement par la voix de soprano de Veronica Bordacchini que je pourrais qualifier au plus juste de Barbarian Streisand. C’est beau et c’est bourrin. Avec The Violation on part (en couille) dans leur monde onirique au risque de ne plus en repartir, de s’y noyer. Le Métal tient souvent de la mise en scène, mais ce groupe met la barre très haut.

WITH THE DEAD
L’intro toute en puissance de Crown of Burning Stars me fout une claque monumentale, comme si on me concassait les genoux à la barre à mine, qu’on me broyait le crâne à la masse ou qu’on me concassait les côtes à la clef anglaise. Le rythme entêtant et la saturation douloureuse amplifient l’onde de choc de ce Doom Metal.
Le temps de m’en remettre et je prends un nouveau morceau en pleine tronche. Les riffs de The Cross résonnent dans ma tête comme une trépanation au marteau-piqueur. Mais n’allez pas croire que leur musique se résume à ce déballage d’outillage, il y a toujours un petit bijou de mélodie dans chaque écrin rugueux comme du papier de verre.

Au moment où on commence à être hypnotisé par la musique de Living with the Dead, un énorme « Fuck You ! » bien relévé vient dynamiter l’ambiance pour en imposer une autre encore plus pêchue. Le reste fin du set est du même acabit. Une bonne découverte, même si parfois je me demandais si je n’aurais pas préféré une voix plus sourde et grave comme leurs riffs lestés au plomb.



JOE SATRIANI
Hail to the King! Son nom est une intro, une carte de visite, un CV, un numéro de sécu, un extrait de casier judiciaire, un pass VIP, une légion d’honneur. Dès les premières notes de Flying in a Blue Dream je suis transporté dans un tourbillon vers mes années lycée à écouter l’album éponyme en boucle sur mon Walkman. En passant, merci aux géniaux inventeurs de l’auto-reverse et du rembobineur de cassette audio au stylo Bic. Et du génie on en a juste devant nous, concentré dans ce guitar hero. Certes pas grand par la taille mais elle n’a jamais fait la grandeur, et quand on connaît les accomplissements de Satriani avec sa discographie longue comme la liste de mes relances du fisc…
Chaque (parfois trop long) morceau est une démonstration de sa virtuosité. On pourrait se laisser à dire que ce n’est que de la technique, mais elle se transcende pour créer de l’émotion. Les styles s’enchaînent, on passe de la ballade de Crystal Planet au progressive de Cataclysmic. Il n’y a pas que le style qui varie, il change plus de gratte que de slip. Un vrai gamin qui veut nous montrer tous ses jouets !
Ce concert n’est certainement pas le plus pêchu du Fest, mais pour un fanboy de la première heure c’est exactement ce que je voulais, de la technique, du rythme et une grosse ambiance finale avec un Surfing with the Alien revisité avec une bonne grosse injection d’adrénaline qui tâche.

LUDWIG VON 88
Cela fait 20 ans que le monde (francophone) attend leur retour, alors je peux bien me bouger le fion et arriver 40 minutes en avance. Purée c’est dingue, je ne ferais même pas ça ni pour le taf ni pour mes parents… mais pour un concert improbable au milieu de la boue de la WARZONE. Il m’a fallu fendre la foule sur le chemin qui mène à la bouffe ET aux chiottes. Le minimum vital pour rester en forme ET propre. Ou au moins présentable, pas comme les deux punks à côté de moi qui devise de façon sérieuse: « Nan mais alcool sur alcool c’est pas du mélange. – Ben ça dépend de l’alcool. » High level… d’ébriété qui les prépare au bordel qui s’annonce. Et ça manque pas, une ovation accueille le groupe, les serpentin fusent sous les clameurs de la foule en délire.
« Nous sommes les Ludwig Von 88 et ça fait un bail qu’on a pas … » Putain ça beugle tellement que je n’entends même pas la fin de leur speech. On même temps à part foutre le bordel je vois pas trop ce qu’on pouvait espérer avec ces vieux punks déglingués. Sur la vie d’mon père, Louison Bobet, les grands classiques se suivent, attirant des bulldozers humains qui se fraient un chemin jusqu’au pied de la scène. Le côté pratique d’avoir des de vrais fans sous la main c’est que, même si le son est parfois limite pourri, ils te déclameront les paroles à tue-tête comme du Molière au Cour Flôôôrent. Le plus taré dans tout ça ? La communion est intergénérationnelle, il y a du jeune et du vieux bourrin.
I Wanna be a Poulet est dédicassé aux nombreuses personnes qui ont eu maille à partir avec les représentants un peu trop zélés des forces de l’ordre. Antisocial fini d’enflammer les rares mous du genou dans le pit. On se croirait à l’usine tellement les morceaux s’enchaînent. Et vu l’absence de temps morts c’est une manufacture du 19ème siècle, sans syndicat, sans droit, à part celui de fermer ta gueule dans un Fistfuck playa club. Et bordel de cul ce n’est certainement pas Ludwig qui le fera ni le public totalement conquis, dont votre humble serviteur !

NAPALM DEATH
J’essaye de me rappeler ce qui me faisait aimer ce groupe quand j’étais plus jeune. Peut être le nom aux chaudes promesses, ou alors ce côté brut voire grossier du chant qui me rappelle plus encore la consternation de mes parents devant mon goût prononcé pour, je les cite, « les jean de clochards et les t-shirts de fantômes ». Je me retrouve donc devant la scène avec cette indécision. Est-ce que j’aime bien leur performance artistique ou le côté purement insoumission lié à l’écoute du métal.
Pour le premier choix, nous voudrions juste que nos tympans surchauffés à blanc nous irradient de plaisir et de souffrance simultanées, en gros que ça flambe ! Mais non là c’est mou comme Flamby. Enfin c’est mou, je vais reformuler, ce n’est pas aussi bourrin que dans mes souvenirs. Mais en fait était-ce vraiment bourrin à l’époque où je les surnommais les Beach Boys du Metal. Je sais l’image est audacieuse en 2016 alors imaginez en 92 : tout ce qui se situait sous le seuil Obituary me semblait mollasson.



HOMMAGE A LEMMY
Bon ce Fest 2016 est spécial pour tout le monde et particulièrement pour les fans de Mötorhead. J’ai déjà parlé de la statue de Lemmy, mais à croire qu’il était un trop grand homme pour que l’hommage se contente de ça. Le Hellfest a donc fait les choses en grand avec un putain de feu d’artifice qui embrasa le ciel et nos pupilles et noya nos yeux de larmes d’émotion (ouais bon juste un peu d’humidité pas des pleurs de gonzesse). Cerise sur le gâteux pour les malchanceux qui n’ont pas pu le voir en live au fest, une projection du concert de l’année dernière. J’avoue ne pas être un grand fan de Mötorhead, mais on ne pourra jamais leur retirer ni leur talent ni l’aura palpable de sexe, de drogue et de rock n roll qu’exhalait, que dis-je, qu’incarnait Lemmy. Ouais et aussi un petit fumet de bourbon.



KORN
La fin de journée approche et je me rends vraiment compte que la plupart des groupes que je suis se sont formés entre 20 et 30 ans et que de facto leurs morceaux les plus connus sont des classiques. KORN ne déroge pas à cette règle avec en plus une renommée qui dépasse les frontières de son pays d’origine pour déferler sur le monde. Bien évidemment cela implique du bon et du moins bon. Respectivement, je suis reconnaissant pour tout groupe qui permet aux musiques extrêmes de s’émanciper, d’être reconnues par le grand public pour autre chose qu’une musique de niche (avec ses clébards enragés). Bon d’un autre côté le nu metal reste pour certains un genre un peu mollasson, si j’osais la comparaison je dirais que c’est le putain de hippie de la famille. Ils sont cools mais complètement à côté de la plaque par rapport aux traditionalistes qui ne jure que par la sainte trinité du trash death black. C’est un peu le boulet qu’on aime bien quand même.
En parlant de crétin, un mec s’ambiance en solitaire, sautille comme un lapin en fin de myxomatose et file s’immoler dans le pit. Autour de moi le public est plutôt jeune, mais ne l’étions pas nous même quand nous découvrîmes Korn ? Comme un écho à mes pensées j’intercepte l’exclamation d’un de ces auditeurs: « Ca me rappelle ma jeunesse ». Bordel je suis sensé penser quoi de mes souvenirs qui ont tendance à s’estomper avec l’âge. Et il faut dire que 20 ans après tu as un peu de mal à te souvenir de tous les titres qui s’enchaînent (et surtout tous les litres) mais leur mélodies te reviennent rapidement en tête, comme un réflexe pavlovien. Il faut dire que le style et le lineup n’ont pas trop changé depuis les débuts. Le set enchaîne les morceaux les plus connus comme Falling away from Me, Shoots and Ladders, Twist. C’est propre et efficace, on les sent pas au super top de la forme mais c’est amplement suffisant. Petite cerise sur le gâteau : un petit passage de One de Metallica bien exécuté. Bon on pourrait presque dire que le Big Four était là cette année. Le rappel qui se clôture sur Freak on the Leash. On a beau dire c’est toujours autant de la bonne défocne, même avec une journée de métal dans les gencives.



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Photos
© P.Cremin - Blackstage Photography
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