Gibson SG

Par Scred | le 15/09/2009 | Les autres articles sur le Hard Rock

L'histoire de la Gibson SG
C'est la rebelle de la famille, la sale gosse... Déjà, lors de sa sortie en 1961 elle faisait grincer les dents de son parrain, un certain Les Paul !
Gibson SG Destinée à renouveler la gamme des Les Paul, elle portera son nom jusqu'à la fin du contrat du musicien avec Gibson en 1963, le guitariste n'ayant jamais aimé sa forme " démoniaque ".

Rebaptisée SG pour " Solid Guitar ", elle présente un corps presque deux fois moins épais que la Les Paul d'origine et deux pans coupés et biseautés en forme de cornes, permettant un accès aux aigus exceptionnel. Elle sera déclinée selon les modèles traditionnels de la marque, en Custom (trois micros humbuckers et finition luxueuse), Standard (deux micros humbuckers), Special (deux micros P-90) et Junior (un seul micro P-90).

Plus légère que la Les Paul, cette guitare était avant tout destinée aux rockers qui désiraient avoir une plus grande liberté de mouvement sur scène ainsi qu'un son plus agressif, en accord avec le look de la guitare. Elle devint l'emblème de nombreux guitaristes de hard rock dans les années 70, d'Angus Young (AC/DC) à Tony Iommi (Black Sabbath) sans oublier Jimmy Page (Led Zeppelin) qui l'utilisait en version double manche pour exécuter Stairway to Heaven sur scène.

D'autres grands artistes furent également séduits par l'objet, notamment Carlos Santana que l'on voit en pleine action pendant le festival de Woodstock en 1969 sur une version furieuse de Soul Sacrifice ou encore Eric Clapton qui en arborait une version psychédélique pendant sa période Cream.

Aujourd'hui encore cette guitare se porte comme un emblème d'anticonformisme, moins typée que les modèles futuristes tels que les Explorer ou autres Flying V de Gibson, elle crie " rock n' roll " par toutes les veines de son bois et reste une valeur sûre qui annonce la couleur avant même qu'elle ne soit branchée dans un ampli.
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