Gals Rock - Paris

Par Scred | le 20/04/2010 | Les autres articles sur le Rock

Femmes Fatales
Gals Rock - Paris Souvenez-vous chers lecteurs, il y a un an exactement Actumusic décidait de consacrer ses colonnes pendant un mois entier aux filles du rock, des punkettes débridées comme Gina Simmons ans the Nobodies aux métalleuses de Girlschool en passant par les espoirs de la nouvelle scène rock avec Pamela Hute et votre serviteur dans sa grande ignorance s’était bien vite trouvé à court de sujet, obligé de dépoussiérer ses anciennes amours Janis et Aretha…

Mea Culpa ! Il existe aujourd’hui vers Pigalle une petite boutique qui aurait pu combler mes lacunes et plus encore.

Gals Rock (comprenez « Girls rock ! ») que ça s’appelle, vous voyez qu’on était pile dans le thème ! Est-ce une galerie, une boutique de fringues ou un disquaire, on ne sait pas trop en franchissant la porte de l’endroit… La première chose qui vous saute aux yeux, outre l’aspect très « arty » new-yorkais des lieux et son côté gay friendly sans pour autant en rajouter, c’est la chaleur de l’accueil.

Tenue par deux amies (Pauline Dutheil et Clémence Gancel) passionnées par leur projet, Gals Rock a pour ambition de rendre à Cléopâtre ce qui a souvent été attribué à César, à savoir la place réelle des filles dans la culture rock et pour ce faire, les demoiselles traitent les curieux qui passent la porte de leur établissement comme elles le feraient pour des invités surprise se pointant au beau milieu de leur salon !

Dans mon cas, c’est Pauline qui s’en est chargé. A peine avais-je commencé à détailler les disques proposés à la vente qu’elle me proposait un petit café, voulant savoir si la musique qui passait dans la boutique me plaisait et insistant pour que je choisisse quelque chose d’autre à écouter histoire d’engager la conversation. Neuf fois sur dix, quand un vendeur ou une vendeuse déploie de tels trésors d’attention envers un client, le réflexe de ce dernier (surtout s’il est parisien) est de dire « non merci, je regarde juste… »

Mais dans ce cas précis, on sent immédiatement le réel plaisir qu’éprouve miss Pauline à vous cuisiner sur vos goûts musicaux, dans le but évident de vous faire découvrir une nouvelle artiste qui pourrait coller avec ce que vous aimez. Alors comme ça tu écoutes Ani Di Franco ? Ben tiens, pose-toi confortablement dans ce canapé et dis-moi ce que tu penses de ce petit Erin Mckeown… Bingo ! Je ne devrais même pas m’en étonner, c’est ainsi que tout bon disquaire doit exercer son métier, faire partager son amour de la musique sans trop se demander si le client va acheter ou pas, on parle de rock n’roll là, pas de tomates !

Et le rock, on le retrouve partout chez Gals Rock, des œuvres décalées d’une artiste dont j’ai oublié le nom et qui vous propose des pilules (factices évidemment) pour devenir blonde aux shows cases organisés dans l’arrière salle dont vous pourrez retrouver la programmation sur le site officiel (www.galsrock.fr) sans parler des concerts plus balèzes chapeautés par les Gals (prochain en date à l’International le 21 avril). Il est rassurant de constater qu’il existe encore suffisamment de motivation chez les mordus du rock pour que de tels endroits continuent de pousser dans nos villes, au mépris d’une crise du disque qui promettait d’uniformiser le genre autour des grosses enseignes…

Alors amis lecteurs, allez donc faire un tour au 17 de la rue Henri Monnier à Paris, histoire de soutenir l’initiative de ces deux Femmes Fatales qui nous rappellent avec malice que Nico est aussi un prénom féminin…
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