Foo Fighters à Rock en Seine - 26/08/11

Par Scred | le 27/08/2011 | Les autres articles sur le Rock

Coup de Grohl
J’étais pas super chaud pour aller passer trois jours à Rock en Seine cette année… Beaucoup de groupes déjà vus (Arctic Monkeys, Deftones, Archive), quelques découvertes maisons malheureusement placées en milieu de journée avec des sets forcément écourtés (Cage the Elephant, Anna Calvi, The Vaccines) et beaucoup de déchets… Plein de bonnes raisons donc pour flemmarder devant un bon film au lieu de se presser, sous la pluie, au milieu de plusieurs dizaines de milliers de parisiens. Oui mais voilà, deux petits mots devaient me faire changer d’avis, « Foo Fighters ».
Foo Fighters à Rock en Seine - 26/08/11 D’autant plus que le groupe censé chauffer la foule avant l’arrivée des Foof’ sur la scène principale du festival n’est autre que The Kills, le tandem de rock indé le plus excitant du moment et excitants, Allison Mosshart (VV) et Jamie Hince (Hotel) le furent assurément. Sans rentrer dans les détails, le compte rendu du dernier concert parisien du groupe se trouvant quelque part dans ces pages, disons seulement que The Kills furent à la hauteur de leur réputation. Entre les attitudes de scène animales, les regards de braise et la voix torride de VV et le son garage vintage d’un Hotel au look de Johnny Cash, ce concert seul valait le déplacement.

Cependant, c’est bien les Foo Fighters que le public est venu voir, comme en témoigne le rugissement de la foule au moment où Dave Grohl et ses complices entament leur concert avec deux titres tirés de leur dernier album (« Wasting Lights »), « Bridge Burining » et « Rope ». Première constatation, le son est superbe pour un festival, et on en prend plein les gencives ! Les guitares explosent, la batterie bastonne et la voix de Dave Grohl se fraye un chemin au cœur de la mêlée sans le moindre problème…

Cela faisait cinq ans que les Foo Fighters n’avaient pas posé le pied en France et manifestement, ils avaient envie de rattraper le temps perdu. Au programme, un véritable best of des seize ans de carrière du groupe avec tous les titres phares que le public est en droit d’attendre (« Best of You », « My Hero », « The Pretender », « Learn to Fly »), en versions rallongées, augmentées de diverses improvisations, comme cette sublime version de « Times like these » chantée pour moitié par un Dave Grohl seul en scène avec sa guitare, un Dave Grohl facétieux comme à son habitude, multipliant les contacts avec la foule, les clins d’œil comiques (le garçon est un excellent comédien) et les apartés.

Comme cette réflexion adressée aux agents de sécurités, « ne brutalisez pas les enfants, ce sont juste des enfants », tout en ajoutant, réaliste, que les vigiles ne doivent pas comprendre un mot de ce qu’il raconte, un évidence vu le niveau intellectuel très limité de ces derniers comme trop souvent (ah, ils sont loin les videurs du Hellfest !). Ceci mis à part, l’ambiance générale est à la bonne humeur, et au plaisir d’être là de la part des fans comme du groupe qui joue les prolongations malgré le timing du concert largement dépassé (d’une demi-heure !), Dave Grohl s’amusant même de l’impatience des organisateurs qui lui demandent de fermer boutique !

Le concert s’achèvera sur une dédicace en forme de déclaration de gratitude sur l’incontournable « Everlong » repris en cœur par chacun des spectateurs, dans un énorme élan d’amour partagé entre un public aux anges et, peut être, l’un des meilleurs groupes de rock à voir sur scène en ce moment. Comme quoi, j’ai bien fait de me bouger les fesses, quitte à y prendre un grand coup de Grohl !
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