Florence + The Machine - "MTV Unplugged"

Par Scred | le 12/04/2012 | Les autres articles sur le Pop

Mode Manuel
Il est rassurant de constater que l’Angleterre peut encore nous surprendre avec des artistes atypiques, se fichant éperdument des modes, contribuant même à les lancer… C’est exactement ce dont peut se flatter Florence Welch qui, comme son nom ne l’indique pas, est un pur produit du laboratoire sonore Londonien. Exit Manchester, Liverpool ou Sheffield, le cœur musical de la capitale britannique bat encore et Florence + The Machine en est l’une des meilleures preuves.
Florence + The Machine - "MTV Unplugged" Après deux albums ayant recueilli un succès autant critique que commercial (« Lungs » (2009) et « Ceremonials » (2011)), la belle nous offre aujourd’hui son premier album live, et en unplugged s’il vous plait, un format qui se faisait rare depuis quelques années après avoir connu un vif succès dans les années 90. Ce choix est d’ailleurs étonnant pour une artiste qui a bâti son identité sur un savant mélange entre électronique et instruments traditionnels… Recherche de crédibilité ? Envie d’éteindre la machine ?

Ni l’un ni l’autre… Une fois le câble débranché, la musique de Florence +The Machine exalte des couleurs familières, influences non dissimulées qui s’expriment d’autant plus clairement grâce au minimalisme de l’interprétation de certains titres. On pense à Kate Bush bien entendu, à Sinead O’Connor, mais aussi aux Smiths ou à Siouxie And The Banshees, fantômes d’une New Wave underground dont le groupe se revendique sans mystère.

La setlist se veut exhaustive, couvrant la quasi-totalité des singles extraits des deux albums des anglais, le sublime « Cosmic Love », « Dog Days Are Over », « Shake It Out » (en version acoustique et unplugged) ou encore « No Light, No Light » (on regrettera l’absence de « Kiss With A Fist », peut-être trop rock pour la cohérence générale du concert). Cerises sur le gâteau, deux reprises étonnantes, une version terriblement intense du « Try A Little Tenderness » d’Otis Redding et une moins convaincante du « Jackson » de Johnny Cash, malgré la présence remarquée de Josh Homme. Entre soul et country, on choisit notre camp sans trop d’hésitation…

Au final, cet album riche en émotions diverses résume parfaitement le travail de Florence + The Machine depuis leur explosion il y a trois ans, une pop à la fois légère et intense, brillamment écrite et interprétée avec talent par une jeune artiste encore en devenir qui promet le meilleur pour l’avenir… Car, soyez-en certains, ce n’est que le début.
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