Fastway - "Dog eat dog"

Par Scred | le 19/09/2011 | Les autres articles sur le Hard Rock

Chient méchant
On pensait l’affaire Fastway morte et enterrée définitivement depuis un bon moment, le groupe du guitariste historique de Motörhead « Fast » Eddie Clarke n’ayant jamais su se hisser au niveau du monstre emmené par Lemmy Kilmister. Néanmoins, il semblerait bien que le gratteux le plus rapide de l’ouest londonien ait encore de bonnes dents puisque Fastway nous revient avec un album au titre aussi mordant que son contenu !
Fastway - "Dog eat dog" L’histoire ne s’est cependant pas passée sans encombres, puisque « Dog eat dog » le bien nommé est composé de titres issus d’un premier projet d’album avorté datant de 2008, le combat ayant cessé faute de combattants… Trois ans plus tard, Eddie Clarke a ressoudé son équipe et retrouvé les joies du studio, un plaisir qui, de son propre aveu, commençait à sacrément lui manquer…

Et cela s’entend ! Dès les premiers titres, « Dog eat dog » s’annonce comme un album orienté vers un hard rock seventies dans la plus pure tradition du genre. « Fade Out » évoque les meilleurs moments de Bad Company quand « Deliver Me » cligne de l’œil en direction d’un Zeppelin réactualisé comme sait si bien le faire Black Country Communion (les parties vocales de Toby Jepson ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celles de Glenn Hughes).

Que les vieux fans de Motörhead se rassurent, on retrouve aussi du riff massif sentant l’huile de moteur à plein nez sur cet album, tels que les affectionne l’inventeur d’ « Ace of Spades », ainsi « Leave the light on » et « Sick as a dog » raviront les amateurs de boogie suintant d’adrénaline même si l’emballage global reste plus raffiné, ou moins bourrin, selon l’angle d’attaque.

Car l’esprit général qui flotte sur « Dog eat dog » reste avant tout bluesy (« Loving Fool », « Love I Need »), du blues plombé, certes, mais du blues tout de même. « Fast » Eddie Clarke s’est fait plaisir en dessinant autour de ses solos toujours aussi efficaces et destructeurs des écrins à la mesure de sa virtuosité. L’on y retrouve toute l’agressivité dans l’attaque du médiator qui caractérise le jeu du bonhomme, parfaitement mis en valeur par des rythmiques lourdes, comme autant de cathédrales de décibels propices à abriter les bons offices du cardinal de la six cordes.

Totalement anachronique sur le fond comme dans la forme, le nouvel album de Fastway est donc à conseiller fortement aux nostalgiques du gros son seventies, amateurs de vocalises héroïques et de guitares millésimées, injustement passées de mode aujourd’hui. En même temps, les modes, ça évolue pas vrai ?
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