Fall of Summer Festival 2015 - 1/2

Par Actumusic | le 23/10/2015 | Les autres articles sur le Métal



Cette deuxième édition du Fall of Summer a de nouveau lieu sur la base de loisirs de Torcy, à 30 minutes en train de Paris. Un lieu un brin bucolique et calme, n'en déplaise à ceux qui auront bourlingué tout l’été dans des festivals denses et bruyants. Premier point fort: l’accès au site se fait par navettes, les bus nous conduisent de la gare jusqu’à l’entrée du festival du jeudi au samedi. Deuxième point fort: la distance entre le camping et l’entrée du site est minuscule, comptez 3 longues minutes de marche.

Les concerts s’étalent sur deux jours, mais les portes du site sont ouvertes depuis la veille. J’arrive ainsi avant les festivités et j’ai le temps de m’installer et d’apprécier un camping paisible. L’ambiance est plutôt calme vu que la plupart des festivaliers on fait beaucoup de route, la fatigue se ressent. C’est une journée parfaite pour se poser et découvrir ce lieu à taille humaine.

Et où trouve t’on des humains ? Au bar bien évidemment ! Les prix y sont élevés, la bière la moins chère coûtant 4 jetons soit l’équivalent de 5 euros. Certaines bières sont uniquement disponibles au bar du Black Dog, quelle tristesse… mais l'offre variée de sandwichs de qualité vient consoler la détresse de mes papilles. La programmation judicieuse d'un DJ incendiaire en début de soirée coupe court à l'accalmie et fait place à un soulèvement progressif de tignasses jusqu'à 2h du matin. Une mise en jambes idéale pour les deux journées qui nous attendent!



Après une bonne nuit de sommeil c'est parti, on file découvrir le site et assister aux premières hostilités:

Barabbas (40 min): Premier groupe à ouvrir le festival, Barabbas est une formation française de doom/stoner créee en 2007 et composé de Saint Jérome (Basse), Saint Jean Christophe (Batterie), Saint Stéphane (Guitare), Saint Rodolphe (Chant). Je ne suis pas vraiment adepte de la scène doom/stoner, ce groupe ne m’a pas transporté et ne révolutionne rien. Et malgré un côté qui m’a semblé statique, le public à l’air d’apprécier le son de bonne qualité.

Accuser (45 min): 20 ans après leur dernier concert en France, ils sont de nouveau là! Ce groupe excellent fait partie des premiers groupes de la vague de thrash allemand à l’instar de Kreator, Sodom et Destruction. On peut sentir à plein nez le groove à la Sepultura.

Endstille (45 min): Restons dans les groupes allemands mais dans un tout autre registre avec du black metal venu tout droit de Kiel! Ce groupe m’a scotché du début à la fin. Le son était bon malgré les guitares un peu faiblardes, l’une d’entre elles manquant à l’appel. Le public était un peu passif au début mais la prestation proche de la folie du chanteur a réussi à les décoincer en les faisant participer. Le groupe a réussi au final une très bonne prestation.



Gama Bomb (65min): Quand on écoute ce groupe, on pourrait se dire qu’il est né dans les années 80, tant il est old school! Mais que nenni, créé en 2002 en Irlande, il a juste réussi à tirer les bonnes ficelles, presque les mêmes que Anthrax avec une bonne pointe de thrash allemand. Les riffs étaient bien exécutés mais le chant est un point négatif, l’identité vocale laisse un peu à désirer. L’ambiance pendant ce set était toutefois bien sympathique.



Destroyer 666 (50min): Le Black thrash est là! La guerre est enfin arrivée! Tant dans la musique, que dans le public... Il est conquis! Et quand retentit « I’am the Wargod », c’est un champ de bataille dans la fosse. Heureusement que K.K. Warslut ne nous a pas distribué d’épées sinon il ne resterait pas grand monde! Le chanteur a une présence scénique impressionnante et le son est excellent : on entend chaque note, chaque riff. On peut le dire, They are the Wargods!!



Angel Witch (50min): Premier groupe de Heavy Métal à jouer lors du festival, il fait partie de la New Wave of British Heavy Métal (NWOBHM) et constitue même l’un des piliers de ce genre. Angel Witch est très attendu par la plupart des metalleux les plus confirmés, car ce groupe créé en 1977 a sorti des morceaux légendaires. Aucune mauvaise surprise le long de concert plus qu’efficace. Tout le monde chantait leurs hymnes. En plus d’avoir un bon son, l’ambiance montait, montait, jusqu’au morceau phare « Angel Witch » sorti en 1980. Le public était en folie.



Candlemass (55min): Faisant partie des groupes les plus attendu du FOS, Candlemass est content d’être avec nous ce soir et ça se sent! C’est du lourd, tant en musicalité, qu’en riffs. On commence par « Bewitched »l’un de leurs meilleurs titres, un véritable hymne : quand on parle de ce groupe à quelqu’un, le premier refrain qui lui vient en tête est « You Are Beeewiiitched ». Le public enthousiaste le chantait, comme pour les autres titres. Et arrive un autre tube, voire LE tube des Suédois, premier morceau de leur premier album: « Solitude ». Le son était excellent et je ne regrette pas de les avoir vus.



Asphyx (50min): Vous voulez du Death old school bien lourd? Et bien voici Asphyx, qui nous livre un live énorme et sans fausse note. Martin Van Drunen (les cheveux gris) nous livre un bon chant, parfois guttural. J’aime les moments rapides, la lenteur me lasse rapidement. Vous allez me dire « C’est du Death/Doom, c’est normal… », certes, mais c’est mon ressenti.



Destruction (55min): Je ne sais pas si je dois présenter Destruction, étant donné qu’ils sont le fleuron du Thrash allemand. Sortez vos vestes à patches et lâchez vos cheveux car comme le disent certains : « ça va thrasher dans vos frocs!! » Les premiers accords de « Cursed the gods » retentissent et ça tape dans les mains. Roulement de tambour et la guerre est déclarée avec « Thrash Till Death ». Le public s’anime... Le répertoire est joué mais le groupe n4interqgit pas plus. Et la où on ne voit pas le temps passer avec Sodom et son ambiance Rock’n Roll, ici la lassitude s’installe. On passe un bon moment mais c’est répétitif.



Mayhem (55min): Le Trve Black metal norvegien est à l'honneur avec l'un des groupes les plus emblématiques du genre. Perpétuer le mythe d'une formation taxée de satanistes et de criminels ne s’avère finalement pas être d'une grande difficulté. Quelques gueules de porc arrachées, plantées sur des fourches entourées de fil barbelé et enflammées, et hop "job is done"! La terrifiante prestation du quatuor venu du froid reste néanmoins solide et convaincante.



Sabbat (55min) Seule et unique date en Europe, il ne fallait les rater sous aucun prétexte, que l’on aime ou pas. On peut toujours ressentir l’influence de Venom, qu’ils ont repris au début des années 80. Habillés très court, de bracelets et de ceintures cloutées (toujours comme Venom à l’époque) ils nous servent du Black Thrash à l’ancienne. En fermant les yeux on peut s’imaginer 30 ans en arrière tant le son est fidèle et les codes bien respectés.

Après les concerts de ce premier jour de festival, le FOS nous offre 3 heures d’after party avec un DJ qui nous sert du glam et du heavy. L’orga, les concerts, le son, les bénévoles sont au top, on est impatient de découvrir la suite !



Texte
Pierrot

Photos
© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
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