Exodus - "Exhibit B : The human condition"

Par Scred | le 12/05/2010 | Les autres articles sur le Métal | Soyez le 1er à réagir sur cet article
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Qui a dit que le trash metal originel était mort avec la sortie du « Black Album » de Metallica ?
Exodus - "Exhibit B : The human condition" Après le retour en force des légendes (Slayer et Megadeth, auteurs d’albums tout à fait honnêtes cette année), voici que les outsiders et néanmoins pères fondateurs du trash californien refont également parler d’eux. Cela avait commencé avec Heathen, et la tendance se confirme avec Exodus, l’ancien groupe de Kirk Hammett (Metallica) qui nous gratifie aujourd’hui de la suite de leur dernier véritable album original sorti en 2007, « Atrocity Exhibition : Exhibition A ». Tout un programme…

Cet album devrait achever de régler le problème de désamour entre les fans de la première heure et le nouveau chanteur d’Exodus, Rob Dukes, qui livre ici une performance tout à fait remarquable. Traduction : il s’est appliqué à limiter ses hurlements hardcores au strict minimum pour privilégier une ligne de chant plus en accord avec le style d’Exodus.

Mais le maître mot de cet « Exhibit B » reste « riffs » ! Agressifs, ultra speeds et inspirés, les riffs de cet album vont donner des torticolis à pas mal de monde et rappeler des souvenirs à beaucoup d’autres… Dès le premier titre, « The ballad of Leonard and Charles », on retrouve tous les ingrédients du thrash classique, une intro acoustique qui pose l’ambiance et qui dégénère en une explosion de décibels jusqu’au break fatal qui annonce le riff principal. À l’ancienne quoi !

Fidèle à sa réputation, Exodus nous offre une alternance entre des morceaux percutants et relativement courts (« Hammer and life », « Good riddance » et son final médiéval) et des titres plus complexes où la pression monte progressivement (« Nanking ») et où les breaks se succèdent pour finir par construire une pyramide de métal en fusion (« Beyond the pale ») émaillée de solos dévastateurs (l’épuisant « Democide »).

Pour rester dans le classique, Exodus a même pensé au traditionnel instrumental avec « A perpetual state of indifference », un titre qui semble taillé pour une intro de concert. Quelle drôle d’idée de l’avoir casé en onzième position sur l’album cependant !

En conclusion, on ne peut que saluer le retour des vétérans revenus de tous les excès, des décès et autres accidents de parcours, et qui continuent à porter haut la flamme du metal qui bourrine à deux cents à l’heure sans aucun complexe. Rien de révolutionnaire là-dedans, juste une musique qui se contrefout des modes et qui montre toujours les dents.

Exodus sera en concert au Hellfest 2010, on est impatients de voir ça…
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