Eric Clapton - "Clapton"

Par Scred | le 13/09/2010 | Les autres articles sur le Blues

Gospel
Ce n’est pourtant pas Pâques et cependant, Il est ressuscité ! Comme ça, sans prévenir, Dieu (aussi connu sous le nom d’Eric Clapton) nous revient avec un nouvel album, son dix-neuvième en solo. Hallelujah !
Eric Clapton - "Clapton" Composé de reprises et de compositions originales, « Clapton » semble avoir profité des récentes retrouvailles d’Eric Clapton avec Steve Winwood puisqu’il flotte sur certains morceaux un parfum très seventies. Ainsi, « Travelling Alone » qui ouvre les hostilités nous emmène quarante ans en arrière au moyen d’un boogie hypnotique traversé par des nappes d’orgue Hammond du meilleur effet tandis que « Rolling and tumbling » fait ressurgir du passé les fantômes de Derek & The Dominos.

Autre bonne nouvelle, Eric Clapton a manifestement décidé de ne plus tenter d’expérimentations trop aléatoires sur sa musique, les fans veulent du blues, ils auront du blues ! De « Rocking Chair » à « Crazy about you baby » en passant par « Judgement Day » ou « Hard Times », on nage dans le blues le plus traditionnel, hérité des Robert Johnson, BB King et autres Muddy Waters.

Clapton s’amuse également à faire traîner ses doigts du côté de la Nouvelle Orléans sur quelques titres comme « When somebody thinks you’re wonderful » ou encore « Milkman » avec une section cuivre et un piano qui ravira les amateurs du genre, piano derrière lequel se tient l’incontournable Allen Toussaint, décidément très sollicité depuis quelques années (Elvis Costello, Cyndi Lauper, etc.).

Au rayon des bonnes surprises, on citera l’excellent « River runs deep » qui évoque Carlos Santana avec son rythme latino et sa guitare cristalline ainsi que la reprise inattendue des « Feuilles mortes » (« Automn Leaves ») dans une version jazzy tout à fait délicieuse.

Evidemment, il ne faut pas chercher dans cet album un nouvel hymne du calibre de « Cocaine » ou « Sunshine of your love », c’est du passé tout ça, malgré tout Eric Clapton parvient toujours à faire tendre l’oreille avec une note de guitare par-ci ou un couplet chanté avec émotion par-là, histoire de rappeler à ceux qui en douteraient encore qu’il n’a pas usurpé son surnom. Amen !
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