Devil's Train - "Devil's Train"

Par Scred | le 05/03/2012 | Les autres articles sur le Hard Rock

Hard Über Alles
L’Allemagne a toujours été une terre bénie pour le heavy metal en général et son descendant direct, l’héroïque Power Metal, qui compte de nombreux représentants en son sein, les Helloween, Blind Guardian et autres Running Wild. Ce qui est plus rare en revanche, mentalité oblige, c’est de trouver de bons vieux hard rockers teutons comme on en dégotte du côté de Los Angeles, ambiance grosses cylindrées, petites pépées et whisky à gogo…
Devil's Train - "Devil's Train" Devil’s Train arrive donc à point nommé pour combler un vide et faire entrer un peu de fun dans ce monde peuplé de riffs complexes, de monstres de légende et de princesses virginales vouées à un destin funeste ! Pourtant, les membres du groupe ne sont pas des perdreaux de l’année puisqu’ils sont presque tous issus de cette vague de métal dont nous parlions plus haut, entre le chanteur R.D Liapakis (Mystic Prophecy), le bassiste Jari Kainulainen (Stratovarius) et le batteur Jorg Michael (Stratovarius, Running Wild), nous assistons donc à une reconversion sur le tard !

Seul petit nouveau, le guitariste Laki Ragazas (mais où vont-ils trouver leurs noms ?) semble être le moteur de la formation qui pratique un hard rock au classicisme millésimé qui évoque immédiatement quelques grands noms des glorieuses nineties tels que Skid Row ou dans une moindre mesure, Mötley Crüe. En deux mots, les riffs sont bien lourds, rapides et d’une évidence brillante, les solos claquent de virtuosité et on va directement à l’essentiel sans chercher le break qui tue.

Dès le départ, le ton est donné, on est là pour s’éclater ! « Fire And Water », « Devil’s Train » et « Roll the Dice » s’enchaînent à grande vitesse, avec refrains calibrés pour être retenus dès la première écoute et paroles aussi légères (« Rock n’ Roll will never die », tout ça) que les doigts de Ragazas qui survolent son manche pour ressusciter un style aujourd’hui un peu désuet de soliste qui arrache le papier des murs…

Devil’s Train embraye avec « To the Ground » qui vient remettre un peu de plomb dans l’affaire, un riff lourd et légèrement bluesy qui penche du côté des grands classiques de Van Halen avant de nous lâcher le titre lent de rigueur au titre sans surprise, « Forever », qui fait rimer « Time » avec « Mind » et « Know » avec « I love you so »… Je sais, j’ai l’air un peu sarcastique sur ce coup-là mais il faut reconnaître que l’on navigue dans des eaux familières !

Mais qu’importe après tout, l’essentiel est que le groupe s’éclate et nous avec, et c’est le cas grâce à des titres comme « Coming Home » ou « American Woman » qui enfoncent le clou sans se préoccuper de rien d’autre que de se faire plaisir… La voix de R.D Liapakis fait merveille dans ce nouveau style même si quelques réminiscences power restent décelables, on ne balance pas son lyrisme avec l’eau du bain aussi facilement que cela, et l’ensemble de l’opération est une incontestable réussite ! Pas l’album de l’année, certes, mais une belle madeleine de Proust à déguster avec un Black Jack on the rocks (n’ roll) !
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