Def Leppard - "Def Leppard"

Par Scred | le 02/11/2015 | Les autres articles sur le Hard Rock

Retour aux Sourds
Excité comme une puce que je suis… Tu penses, un nouveau Def Leppard ! Ça va au moins faire les grands titres du 20h ou la une de Libé ! Comment ça non ? Comment ça « Def Les quoi ? » Ah ben oui, on est en 2015, j’avais oublié. Les kids d’aujourd’hui n’ont probablement jamais entendu parler d’«Hysteria» et les « vrais » métalleux amateurs de musiques extrêmes n’ont que faire du hard FM… C’est triste. Et en même temps c’est peut être l’occasion de remettre certaines pendules à l’heure.
Def Leppard - "Def Leppard" Parce que ce serait trop facile de balayer sous le tapis le fait que le groupe de Sheffield a, fût un temps, dominé le monde en entrainant à sa suite un paquet d’autres formations issues de ce que l’on appelait à l’époque la New Wave Of British Heavy Metal, pondu quelques albums mythiques (« Pyromania » (1983), « Hysteria » (1987), « Adrenalize » (1992)) et fait rentrer le hard rock dans pas mal de foyers où cette musique n’aurait, sans aucun doute, jamais eu droit de citer.

Alors certes, depuis la fin des années 90, Def Leppard n’a pas vraiment su enthousiasmer les foules avec quelques albums décevants et, soyons honnêtes, de qualité médiocre. Mais c’est justement le moment idéal pour réaliser le coup de la baleine blanche, le fameux album du comeback ! « Def Leppard » est-il de cet acabit ? Oui et non.

Commençons par les aspects négatifs histoire de finir en beauté. Quatorze titres après pas loin d’une décennie d’absence, c’est trop, c’était couru d’avance… On comprend l’envie de la bande de Joe Elliott d’en découdre après un si long silence mais il faut admettre que certains morceaux sentent le remplissage à plein nez, même si la volonté est là, aucun doute là dessus. (« Sea Of Love », « Blind Faith » qui sonne très…Oasis (!) ou encore « Forever Young »).

A côté de cela, il y a le reste… Du pur Def Lep’, des hymnes en puissances, du single imparable en veux-tu en voilà (« Let’s Go » qui aurait pu figurer en bonne place sur « Pyromania », « Dangerous » et sa saveur de classique instantané, « Broken ‘N Brokenhearted », « Invincible »). Pas d’autres mots, ça SONNE ! Tout comme les titres plus lents, marque de fabrique des léopards sourds capables de faire pleurer un percepteur en début de tournée tel ce génial « We Belong » où le groupe se partage le micro histoire de marquer le coup, ou le magnifique « Last Dance », brûlant de sincérité et exécuté en acoustique parce que, hé, what else ?

N’oublions pas les petites perles cependant, du genre « Man Enough », un hommage à peine voilé à Queen que le groupe vénère depuis toujours, ou l’original « Energized », introduisant une petite touche électronique discrète, en rapport avec le thème qui du coup passe comme une lettre à la poste sans parler de « Battle Of My Own » qui nous le joue blues sans complexes, doit au but, sans fioritures.

Comment conclure… Les imperfections de « Def Leppard » s’effacent aisément devant ses qualités, c’est le moins qu’on puisse dire. S’il n’est pas le fils spirituel des monuments cités précédemment, cet album n’en est pas moins meilleur que tout ce que le groupe a pu nous proposer depuis le très bon mais mal fagoté « Retro Active » (1993) alors pourquoi bouder son plaisir ? Parce qu’il est impossible d’ôter ce facteur de la musique de Def Leppard, du plaisir avant tout et ce nouvel album nous en procure plus que de raison alors n’ayons pas peur de perdre cette dernière et de mettre le volume à fond !

Comme des sourds en somme…
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