Dagoba/Aborted/Gorod/Hacride - Bataclan - 12/02/2014

Par Finnlord | le 27/02/2014 | Les autres articles sur le Métal

La Tournée de l’Apocalypse
Sacrée soirée que nous propose Veryshow Productions : après avoir annoncé Dagoba au Bataclan l’an passé, peu de temps après la sortie du superbe album Post Mortem Nihil Est, l’organisateur a progressivement complété l’affiche avec les groupes Aborted, Gorod et Hacride.
Cette soirée commence par un court set de qualité d’Hacride, comme à leur habitude, et que nous avions déjà pu voir en novembre 2013 lors de leur passage avec Shining (Norvégien) et The Ocean.

Avec l’arrivée de Gorod, l’ambiance prend une tournure plus musclée. C’est l’occasion pour le groupe de nous présenter son nouveau batteur : Karol Diers, au poste de Samuel Santiago. Le son est propre sans être parfait, les basses manquent légèrement de puissance, en opposition avec le superbe jeu scénique du bassiste, à la position si particulière.
« Bon enfant », le public commence à réagir spontanément, emmené par la bonne ambiance apparente des membres du combo. Encore une fois le set semble presque trop court. Fort est de noter la bonne organisation de la soirée : les groupes s’enchaînent avec de courtes pauses. Le timing est extrêmement bien géré, ce qui est particulièrement appréciable pour le public.

Aborted entre en scène, déversant la brutalité devenue légendaire. Alors que l’album The Necrotic Manifesto est déjà annoncé pour le 28 avril, le groupe s’appuie sur une setlist tirée de Global Flatline, dernier album en date du combo. Aborted, c’est le groupe à l’imagerie gore et morbide, mais qui est toujours aussi frais et revigorant sur scène. Le groupe, tel une tête d’affiche, permet aux fans de s’exprimer par le biais de slams, pogos... La folie commence à s’emparer du Bataclan ! A la fin d’un set qui permettra aux plus motivés du pit de se reposer, l’ensemble de la foule semble conquise et en attente de la si attendue tête d’affiche.

Dagoba entre alors en scène, accompagné de leur thème d’introduction échelonné… Franky s’installe et salue la foule, placé derrière la batterie sur un magnifique promontoire, ce qui permettra à l’ensemble des fans de l’apercevoir tout au long du set. Zed et Werther rentrent en scène, avec une énergie débordante, qui n’aura d’égal que celle de Shawter, arrivant pour les premières phrases du titre Reptile. Le show est lancé. Les superbes lumières participent à créer une ambiance particulière, conférant une aura à nos quatre marseillais. Le set est parfaitement orchestré, nous n’en attendions pas moins ! Le public suit, participe, chante les refrains, effectue circle pits, wall of death… Et irons même jusqu’à jumper sur place sur la fin du concert. Le choix des titres est pratiquement parfait, reprenant les plus belles compos du groupe depuis ses débuts. Les nostalgiques regretteront peut être l’absence de "Cancer" ou "It’s All About Time"… Mais il n’y a rien à redire, le groupe marseillais, fort de sa récente tournée américaine en première partie de Dir En Grey, a pris en prestance et s’impose comme LE groupe français, autant scéniquement que par l’émulsion collective qu’il procure. Le sol a tremblé, le public sort enjoué, le groupe est visiblement heureux d’être à Paris.

Heureusement nous ne leur parlerons pas de foot ! Yes We Die, mais avec un sacré sourire ! Merci DAGOBA !


© P.Cremin - www.blackstage-photography.com
    Dîtes nous si vous avez aimé cet article.